Fouad Ahidar critique la commission d’enquête du Foyer anderlechtois: “Ça part dans tous les sens”
Fouad Ahidar, député bruxellois pour la Team Fouad Ahidar, était l’invité de 8h15 dans Bonjour Bruxelles. Il répondait aux questions de Fabrice Grosfilley.
Interrogé sur la commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois, le député bruxellois et membre de cette commission d’enquête regrette son fonctionnement. “Elle commence mal… Mais si ça commence mal et que ça se termine bien, c’est tant mieux. Mais pour le moment, on ne sait pas très bien où on va…“, explique d’entrée Fouad Ahidar.
Pour le député, le problème réside dans les dérogations. “Tout le monde propose des noms de personne pour pouvoir être entendue. C’est très bien. Mais à un moment donné, on doit aller à l’essentiel et inviter les personnes directement concernées par cette affaire. On nous a expliqué comment fonctionnent les dérogations. Et les questions, ce sont les dérogations. Aujourd’hui, il y a des centaines de dérogations, il faudrait les rassembler et voir s’il y a eu défaut, si des déclarations qui ont été faites n’étaient pas correctes, ou si on a ajouté des points supplémentaires pour faciliter les attributions.”
Autrement dit, d’après Fouad Ahidar, la commission doit se centrer sur les problèmes des dérogations et arrêter de vouloir brasser trop large. “Cela part dans tous les sens. On parle d’une trentaine de personnes qui sont invitées. On fait un rythme de trois réunions par semaine, on parle même de quatre réunions par semaine. On veut rajouter le samedi dans certains cas… Cela me pose vraiment un problème. Ce n’est pas parce que des gens ont chipoté je ne sais où à un moment donné, que les travaux parlementaires doivent ralentir. On a autre chose à faire.”
Pour lui, la commission tourne en rond : “Aujourd’hui le parquet est en train de travailler sur ce dossier-là. On nous a expliqué comment fonctionnent les dérogations et comment certaines personnes pouvaient peut-être abuser de leur pouvoir pour donner des avantages. Je pense qu’il faut arrêter. Maintenant, il faut passer à l’essentiel : inviter les personnes directement accusées et voir si ces gens-là ont des choses à dire ou à nous apporter en plus.”
> Notre dossier sur le Foyer anderlechtois
Rédaction