Aller au contenu principal
BX1

Décès d’Otmane Souieh : personne n’est intervenu pour aider la victime, confirme un témoin

Un employé de l’établissement de paris sportifs a confirmé mardi à la cour d’assises de Bruxelles que “personne n’était intervenu” pour aider Otmane Souieh lorsqu’il a été agressé sur le trottoir de la rue de Fiennes, à Anderlecht, durant l’après-midi du 10 août 2023, soit quelques heures avant son décès.

Le jour des faits, ce témoin est intervenu entre la victime et les agresseurs, mais les autres hommes présents lors des scènes de violence n’ont pas agi. Les images provenant des caméras de surveillance vont dans le sens de ce récit. Le témoin affirme avoir reproché par la suite ce manque de réactivité aux habitués de l’établissement de paris sportifs.

►Lire aussi | Décès d’Otmane Souieh : le médecin légiste confirme que les multiples coups ont mené au décès de la victime

Si tout le monde était intervenu, Otmane serait encore en vie aujourd’hui“, a-t-il affirmé mardi. Il regrette ne pas avoir “emmené de force” la victime, pour l’extraire du conflit avec Mohammad Ahmadi et Norddin Mousati, les deux premiers accusés du procès. Le témoin affirme aussi avoir reproché au troisième accusé, Yassine Hourra, de ne pas être intervenu pour aider son ami. Ce dernier lui aurait répondu qu’il ne faisait “que 40 kg” et ne faisait pas le poids face aux autres hommes.

Ce témoin connaissait tant la victime que les trois accusés de ce procès d’assises. Ils étaient soit des clients de l’établissement de paris sportifs, soit des personnes fréquentant la rue de Fiennes et le quartier Cureghem.

Un autre témoin entendu mardi matin a confirmé “ne pas avoir parlé” à Otmane Souieh, alors qu’il avait vu que ce dernier “n’allait pas bien” et “avait déjà subi des coups“.
Otmane Souieh, reconnu par ce témoin comme une personne vulnérable en besoin d’aide et de logement, n’avait plus accepté d’être logé chez ce témoin, dans les jours qui ont précédé son agression et son décès. “Il ne voulait pas, c’est son choix et voilà“, a souligné cet homme entendu mardi. S’il a vu que l’état physique d’Otmane Souieh “se dégradait“, il n’est pas non plus intervenu sur le trottoir pour aider celui qu’il avait déjà hébergé.

►Lire aussi | Procès de la mort d’Otmane Souieh : le frère d’un accusé évoque un possible aveu

Si je cherche à comprendre ce qu’il se passe à chaque fois qu’il y a une embrouille dans le quartier, je ne vais pas m’en sortir“, a déclaré celui qui était adossé à une voiture garée rue de Fiennes, quelques secondes après qu’Otmane Souieh ait été frappé. Les bagarres sont très fréquentes dans ce quartier. “Ça arrive très souvent” que des gens soient frappés sur la voie publique, a répondu ce témoin à la présidente de la cour d’assises.

Mohammad Ahmadi (31), Norddin Mousati (40) et Yassine Hourra (32) doivent répondre de faits de torture, commis entre le 9 et le 11 août 2023 à Bruxelles, ayant entraîné la mort d’Otmane Souieh (32 ans), sans intention de la donner. Otmane Souieh, personne sans papier et originaire du Maroc, était en Belgique depuis 2017. Son père, partie civile au procès, assiste aux débats visant à élucider le décès suspect de son fils.

Mardi, la cour d’assises de Bruxelles écoutait les témoins présents rue de Fiennes, devant l’établissement de paris sportifs qui figure centre des débats, qualifié par un témoin de “casino”. Il s’agit, selon les propos rapportés depuis le début du procès, d’un point de vente de stupéfiants et de violence fréquente à Anderlecht.

 

 

Belga

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales