Les travailleurs des ETA de Bruxelles dénoncent une situation sociale “intenable”
Une cinquantaine de travailleurs des entreprises de travail adapté (ETA) de Bruxelles étaient réunis vendredi devant le siège de leur fédération (Febrap) à Saint-Gilles afin de dénoncer une situation sociale “intenable”. Le front commun syndical réclame notamment l’instauration des chèques-repas pour toutes et tous ainsi qu’une revalorisation des indemnités en cas de chômage temporaire.
“Ces personnes travaillent dur, même lors de périodes où on leur demande d’accélérer la cadence”, souligne Abdelhamid Slimani, secrétaire régional CG/FGTB. “Elles sont porteuses d’un handicap, donc elles font déjà énormément d’efforts et on trouve normal de valoriser ces travailleurs. Certains employeurs octroient déjà des chèques-repas, mais parfois uniquement pour le personnel encadrant, pas pour les ouvriers. On trouve que c’est discriminatoire.”
Les syndicats rappellent que les salaires sont très bas dans le secteur, tournant autour des 1.200 euros pour un temps plein. Ils appellent les employeurs du secteur, qui ont quitté la table des négociations, à un sursaut afin de permettre aux travailleurs de vivre dignement.
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“Ce n’est pas la première fois qu’on revendique des chèques-repas et on nous expliquait que la situation était un peu critique avec la concurrence. On comprend, mais si on revient chaque année avec la même excuse, on dit ‘stop‘”, insiste Abdelhamid Slimani. “Si la fédération doit aller discuter avec la Cocof (Commission communautaire française, NDLR) pour recevoir une aide, il n’y a pas de problème. On voudrait d’abord un accord de principe et après, on peut même les accompagner pour voir comment trouver cette enveloppe.”
Les syndicats réclament également une revalorisation de la prime en cas de chômage temporaire. Celle-ci s’élève actuellement à 7,20 euros (en plus de la rémunération pour chômage temporaire) et devrait, selon eux, atteindre 10 euros. Ils plaident en outre pour cinq jours de formation par an, contre trois actuellement.
Un préavis de grève a été déposé mi-mai et le front commun prévoit des actions dans les 12 entreprises du secteur à Bruxelles le 15 juin. Au total, les entreprises de travail adapté emploient environ 1.400 travailleurs et 300 encadrants à Bruxelles.
Belga