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Rue du Bailli : Ixelles ne touchera pas les amendes du nouveau semi-piétonnier

À la frontière entre Ixelles et la Ville de Bruxelles, les amendes du nouveau semi-piétonnier de la rue du Bailli font grincer des dents.

Les automobilistes qui empruntent la rue du Bailli depuis l’avenue Louise risquent bientôt une amende de 58 euros. Un contrôle par caméras doit être mis en place dans les prochaines semaines sur ce nouveau semi-piétonnier, qui était en travaux depuis l’été dernier. Mais à Ixelles, la pilule passe mal : cet argent n’ira pas dans les caisses de la commune, mais bien dans celles de la Ville de Bruxelles, car la portion concernée se situe en réalité sur son territoire, apprend-on dans les colonnes de Bruxelles Today.

Depuis la fin des travaux, le tronçon compris entre l’avenue Louise et la rue de Livourne est fermé au trafic. Seuls les taxis, les services de secours, les cyclistes et certains véhicules autorisés peuvent y circuler. La mesure a été décidée par la STIB, la Région bruxelloise et la Ville de Bruxelles pour améliorer la circulation des bus et des trams, notamment la ligne 81. Des caméras ANPR, similaires à celles déjà utilisées chaussée d’Ixelles, verbaliseront automatiquement les récalcitrants.

► Reportage |Ixelles : un chantier important prévu pour piétonniser la rue du Bailli à Ixelles

Sur le terrain politique, Ixelles insiste sur une distinction essentielle. L’échevin Gauthier Calomne (MR), en charge de l’Économie, du Commerce et de la Culture, rappelle que seule une partie de la voirie est concernée par la mesure. “L’ensemble de la rue du Bailli située sur le territoire ixellois reste accessible à la circulation. Les nombreux commerces ixellois qui s’y trouvent seront heureux de vous y accueillir, quel que soit votre mode de transport”, indique-t-il à nos confrères. Il réitère également ses critiques à l’égard du projet : “J’ai à plusieurs reprises exprimé publiquement et officiellement mes réserves, voire mon opposition.”

Le dispositif s’inscrit dans un projet lancé en 2023. L’enquête publique n’avait alors suscité aucune opposition. Le permis avait ensuite été délivré par la Région bruxelloise, avec l’accord des autorités communales. Au début du chantier, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) insistait à notre micro sur le travail de concertation mené “comme prévu avec les communes” : “La Région avait reçu un avis positif de la Ville de Bruxelles et de la commune d’Ixelles. Il y avait uniquement une demande de ne pas faire les travaux en même temps que ceux du Châtelain.” Mais aujourd’hui, la position d’Ixelles a évolué. La nouvelle majorité (PS-MR-Engagés) se dit désormais opposée aux travaux.

La rédaction – Photo : STIB

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