Commission spéciale métro 3 : des auditions jusqu’au 4 juin prochain avant la rédaction de recommandations
La commission spéciale métro 3 qui en était mardi à sa 19e séance, prévoit de réentendre Beliris, la Stib et des ministres (e.a.) de la mobilité successifs pour achever les auditions le 4 juin prochain. Elle entamera ensuite son travail de rédaction de recommandations pour la suite de cet épineux dossier, a indiqué sa présidente, Anne-Charlotte d’Ursel (MR).
Mardi, les membres de cette commission chargée de se pencher sur la gestion de ce projet, à la suite d’un rapport critique de la Cour des comptes, ont entendu des représentants de deux consortiums ayant remis offre pour réaliser l’extension de la ligne de (pré)métro existante entre la gare du Nord et Bordet, en ce compris sept stations, hors finitions et pose des rails et équipements. Ils ont entendu ceux du consortium Denys-FCC Construction, d’une part, et de Besix-Jan De Nul-Ghella, séparément. Il faut dire que ceux-là ne gardent pas les vaches ensemble: ils ont chacun introduit une offre dans le cadre de l’appel lancé par Beliris pour la réalisation de cette extension de réseau souterrain. Ils se considèrent donc toujours dans la course pour une – à ‘heure actuelle – hypothétique attribution du marché.
Depuis 2023, ce volet du projet est en suspens: face au niveau exorbitant des offres reçues, Beliris a tiré sur le frein à main, dans l’attente de signaux politiques pour la suite des opérations.
Le gouvernement bruxellois sortant a mis ce volet du projet sur pause. Idem pour le gouvernement Dilliès, en place depuis février dernier, qui a par ailleurs décidé de poursuivre la transformation du tronçon existant notamment en validant la réalisation des quelques dizaines de mètres de tunnel manquant sous le Palais du Midi. Pour ce passage, Denys-FCC construcion qui était à l’époque dans la course pour le réaliser n’en démord pas: il y avait moyen de réaliser le tunnel sous cette infrastructure sans devoir la démolir, si l’on en croit Steven Van den Heede, responsable du département préqualification et appels d’offres de Denys SA entendu mardi.
On sait que la Stib n’en est absolument pas convaincue. Le consortium Besix-Jan De Nul-Franki non plus dès l’instant où le consortium poursuit les travaux sous la place de la Constitution et est prêt à redémarrer le chantier au niveau du Palais du Midi en procédant à sa démolition partielle. Mais les représentants de ce Besix et Jan De Nul entendus mardi sur le volet extension vers le nord n’ont pas souhaité s’exprimer à ce sujet qui n’était pas à l’ordre du jour des auditions.
Des échanges de mardi, il est notamment ressorti que le délai entre l’appel d’offres pour le tronçon nord et le dépôt de celles-ci était très, voire trop court pour permettre de préparer les offres dans de bonnes conditions. Le facteur risque reposait exclusivement sur l’entrepreneur dans un chantier à réaliser dans un sous-sol complexe et dont la connaissance était incomplète, voire insuffisamment préparée au moment de l’appel. Les témoins du jour ont aussi préconisé une concurrence internationale accrue grâce à la prospection préalable à l’ouverture du marché, à l’étranger.
Belga