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Brussels Airport veut poursuivre sa croissance, mais avec moins de nuisances

Dans les années à venir, Brussels Airport entend continuer à croître mais avec moins de nuisances pour l’environnement et pour les riverains de l’aéroport de Zaventem.

C’est ce qu’a expliqué vendredi son CEO Arnaud Feist à l’occasion de la présentation des résultats financiers de l’entreprise. Plus de 40% des vols y ont ainsi été opérés l’an dernier avec les avions les plus efficaces sur le plan acoustique.

D’ici 2032, Brussels Airport espère pouvoir croître jusqu’à 32 millions de passagers accueillis par an, contre 24,4 millions en 2025, et traiter un million de tonnes de fret, pour 795.000 tonnes l’an dernier.

“Mais nous ne voulons pas d’une croissance effrénée”, a souligné Arnaud Feist. “Nous voulons croître au rythme du marché, de quelques pourcents par an, afin de soutenir la prospérité et l’économie.”

“Le nombre de vols augmentera d’ailleurs moins rapidement”, a prédit le patron de Brussels Airport. Depuis plusieurs années déjà, le nombre de passagers transportés augmente plus vite que celui des mouvements aériens à l’aéroport. Cela s’explique par le fait que les compagnies aériennes utilisent des avions de plus en plus grands et mieux remplis.

À titre d’exemple, il y a eu 198.000 mouvements aériens en 2025, là où on en comptabilisait 326.000 en 2000.

Les appareils sont en outre de plus en plus silencieux. Brussels Airport a mis en place depuis plusieurs années une tarification différenciée, selon laquelle les transporteurs doivent payer davantage lorsqu’ils atterrissent à Zaventem avec des avions anciens et bruyants plutôt qu’avec des versions plus récentes et plus silencieuses.

Désormais, une compagnie peut être amenée à payer une taxe 20 fois plus élevée en fonction du modèle employé.

En dix ans, la part des appareils “les plus efficaces au niveau sonore”, tels que l’Airbus A320neo, a plus que doublé. Elle est passée de 20% en 2016 à 42% en 2025, et était encore de 32% il y a deux ans. Arnaud Feist espère pouvoir porter ce pourcentage à au moins 60% au cours des cinq à six prochaines années.

La croissance à venir se fera via des vols de jour, assure le patron de Brussels Airport, qui n’est pas demandeur d’une augmentation du nombre de créneaux horaires nocturnes. Celui-ci est actuellement plafonné à 16.000 décollages et atterrissages entre 23h00 et 6h00. L’aéroport est d’ailleurs resté en deçà de ce seuil l’an dernier avec 15.800 vols, contre 15.900 un an plus tôt.

Ces mouvements de nuit doivent cependant devenir moins bruyants, reconnaît le CEO. Brussels Airport va dès lors entamer des discussions avec les compagnies de fret de vols de nuit, afin qu’elles utilisent des appareils plus récents et plus silencieux — le renouvellement de la flotte des avions-cargos progressant plus lentement que celui des avions de ligne.

La procédure dite “d’approche équilibrée”, lancée par les gouvernements fédéral et flamand dans la perspective d’un nouveau permis d’environnement pour Brussels Airport, prévoit que le nombre de personnes fortement gênées et souffrant de troubles du sommeil graves dus aux activités aéroportuaires devrait diminuer de 30% d’ici 2032 (par rapport à 2019). Un objectif qui sera “très difficile à atteindre”, prévient son patron, et pour lequel “des mesures fondamentales sont à envisager”.

Cette procédure est en tous les cas “une opportunité de clarifier le cadre dans lequel l’aéroport peut opérer”, estime Arnaud Feist, rappelant qu’en l’absence de permis d’environnement, Brussels Airport peut continuer à opérer jusqu’en juin 2029.

Pour l’aéroport, cette évolution montre qu’il est possible de concilier croissance et limitation de l’impact sur l’environnement. L’entreprise poursuit également ses efforts afin de réduire le bruit au sol, notamment grâce à l’utilisation accrue d’équipements de manutention électriques, à l’exploitation d’une zone d’essais moteurs clôturée (qui devrait être prête en 2027) et à la construction de murs antibruit supplémentaires dans les années à venir.

La croissance de l’aéroport va aussi de pair avec une progression de l’emploi, de la connectivité de la Belgique et de l’économie en général, soutient encore son CEO. D’après lui, chaque nouveau vol long-courrier génère environ 200 emplois supplémentaires et 20 millions d’euros de valeur ajoutée. “Avec cinq nouvelles destinations long-courriers cette année (Chengdu, Chongqing, Halifax, Kilimandjaro, São Paulo), cela représente donc 1.000 nouveaux emplois”, a-t-il illustré. Il s’attend à une croissance similaire de l’emploi dans les années à venir.

Belga

■ Reportage de Rémy Rucquoi et Nicolas Scheenaerts

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