Fête de l’Iris : pour éviter le spectre d’une législature blanche, Mampaka avance des pistes de réflexion
La fragmentation du Parlement bruxellois à l’issue du dernier scrutin doit inciter à ouvrir une réflexion d’ici 2029 sur une modernisation des institutions bruxelloises pour éviter le spectre d’une législature blanche, a déclaré vendredi le président du Parlement bruxellois Bertin Mampaka.
Devant un parterre de personnalités réunies à l’occasion de la séance académique dans le cadre de la Fête de l’Iris, celui-ci a jugé que le modèle mis en place il y a 37 ans pour développer la Région-capitale avait montré ses limites. Il a dès lors “posé quelques questions qui dérangent”.
“Faut-il vraiment maintenir trois administrations distinctes au sein d’un même Parlement alors que nous pourrions mutualiser certains services afin d’optimiser les coûts ? Est-il normal qu’un parti politique composé d’une seule personne puisse disposer du même temps de parole que le premier groupe de cette assemblée ? Devons-nous continuer à utiliser un règlement dont certains articles prêtent à confusion quand ils ne contredisent pas des dispositions de la loi spéciale de 1989 ?”, a-t-il interrogé.
Le président du Parlement bruxellois a également mis en réflexion l’idée de déménager le Parlement bruxellois dans l’hémicycle actuellement occupé par le Sénat en cas de dissolution de celui-ci.
Il a par ailleurs émis le souhait de faire du Parlement bruxellois un lieu de rencontre entre les nombreuses nationalités qui composent Bruxelles. Il a évoqué à ce propos l’encouragement des touristes à suivre les débats à la Chambre des Lords en Grande-Bretagne. “Pourquoi ne pas offrir la même possibilité à Bruxelles aux nombreux touristes qui visitent la Grand-Place ?”
Au-delà de cela, il faut porter une ambition encore plus forte pour Bruxelles, a-t-il encore dit, estimant notamment que Bruxelles devrait pourvoir disposer d’un stade national à même d’accueillir de grands événements.
Belga