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Mobilisation du secteur des titres-services devant les bureaux du ministre Hublet

Environ 350 personnes selon les organisateurs, 150 selon la police, se sont rassemblées jeudi midi devant les bureaux du ministre bruxellois de l’Emploi Laurent Hublet (Les Engagés). À l’appel de la Fédération bruxelloise des organismes d’insertion socioprofessionnelle et d’économie sociale d’insertion (FeBISP), les participants protestaient contre une réforme menaçant, selon le secteur, plusieurs centaines d’emplois dans les titres-services en économie sociale d’insertion.

Malgré une rencontre entre le ministre et le secteur la veille, les organisations expliquent maintenir leur mobilisation et réclament une modification du cadre légal afin de permettre la poursuite des activités d’insertion dans le secteur des titres-services.

L’application d’un arrêté adopté en 2024 concernant l’incompatibilité entre les contrats titres-services et les aides à l’emploi en économie sociale d’insertion est au cœur de la mobilisation. Selon le texte, il ne serait plus permis de faire effectuer des prestations payées avec des titres-services par des travailleurs dont l’occupation est financée par le dispositif d’emploi d’insertion en économie sociale.

Les organisations syndicales et la FeBISP évoquent jusqu’à 735 emplois menacés, dont 683 aides-ménagères. Le cabinet du ministre avance de son côté un chiffre de 347 emplois concernés sur les 27.000 que compte le secteur des titres-services à Bruxelles.

► Reportage | Plus de 700 emplois d’aides-ménagères menacés dans les titres-services à Bruxelles

Selon les associations, plusieurs projets avaient pourtant été validés en 2024 par Bruxelles Économie et Emploi, Actiris et le Conseil consultatif de l’économie sociale, sur la base d’une autre interprétation de la réglementation. Elles dénoncent aujourd’hui une “rupture sans concertation“.

Dans un communiqué diffusé jeudi, le cabinet du ministre affirme que “l’exclusion ne résulte pas d’une nouvelle orientation politique, mais de l’application d’une réglementation adoptée sous la précédente législature“. Laurent Hublet dit rester ouvert à d’éventuelles adaptations ou sur une période transitoire. Actiris a également été chargé d’anticiper l’accompagnement des travailleurs concernés.

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Belga – Photo : Belga

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