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1er mai : Laaouej fustige la “parade politique” du MR à la mine où a travaillé son père

Devant les militants bruxellois du PS réunis à la Maison du Peuple de Saint-Gilles, le président de la Fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej, s’en est pris vendredi à “la parade politique” du MR sur le site minier de Blegny-Trembleur, où son père a travaillé durant 20 ans.

J’ai de Blegny le souvenir de travailleurs courageux, de corps brisés, d’accidents du travail, d’une chose qui semble ne rien évoquer à la droite : le travail, lorsque les conditions sont pénibles, lorsque le salaire n’y est pas, use la santé (…). Entendent-ils à droite la voix des infirmières, aides à domicile, ouvriers et techniciens de la construction, conducteurs et conductrices de tram et de bus, agents de propreté, de ceux qui, au quotidien, sont en première ligne pour lutter contre la pauvreté (…) et pour aider les personnes en détresse psychologique ou mentale, avec une conscience professionnelle qui force l’admiration ?”, a-t-il demandé.

Pour le chef de file socialiste, le 1er Mai valorise la dignité par le travail et dans le travail, qui apporte à la société de la richesse, “instrument de la justice et de l’égalité par la juste redistribution, à l’opposé du but ultime qu’elle représente pour la droite“.

Avec le gouvernement en place, “une machine à broyer les gens“, “tout augmente sauf les salaires : les prix de l’eau, du gaz, des crèches, des repas scolaires, du minerval, sans parler de la réforme ‘brutale’ des pensions, qui traduira aussi une triste réalité : il faudra travailler plus pour gagner moins“. Avec l’Arizona, ce ne seront finalement pas 500 euros de salaire net en plus comme promis, mais en moins, alors qu’il y a moyen d’augmenter les salaires au regard des près de 163 milliards d’euros de bénéfices réalisés par les entreprises en 2024, a-t-il encore dit.

Celui qui est ministre bruxellois depuis deux mois est enfin revenu sur les acquis socialistes de la “dure négociation” qui a permis d’aboutir à la création du gouvernement régional : le refinancement du logement, la préservation des communes et des ACS, le renvoi aux oubliettes du plan de licenciement de 3.000 fonctionnaires voulu par certains, le refinancement des hôpitaux publics et la hausse des moyens dans la lutte contre le sans-abrisme.

De son côté, la secrétaire générale de la FGTB Bruxelles, Florence Lepoivre, s’en est également prise aux “réformes antisociales d’une ampleur inédite menées par le gouvernement Arizona au fédéral“, à travers des mesures qui touchent durement la capitale.

Au-delà de la limitation des allocations de chômage dans le temps et le renvoi de la facture aux Régions et aux communes, il y a aussi la réduction de 30% du budget fédéral de Beliris et les attaques contre des secteurs particulièrement concentrés à Bruxelles, comme la culture et les institutions fédérales installées dans la capitale.

La réforme du chômage attaque frontalement la sécurité sociale et le monde du travail. Le vrai but, c’est de faire pression sur l’ensemble du monde du travail, au nom de la compétitivité et des profits des entreprises et des actionnaires. Aucune exigence n’est posée aux employeurs. Et pourtant, ce sont eux qui bénéficient massivement d’argent public : chaque année plus de 52 milliards d’euros d’aides en tout genre, dix fois plus que le coût du chômage. C’est ça la doctrine libérale : les vrais assistés ne sont pas ceux qu’on croit“, a-t-elle pointé.

La cheffe de file syndicale a plaidé pour un cadastre des aides publiques aux entreprises, une transparence totale, et des conditions strictes : pas d’aide sans formation, sans embauche locale, et sans égalité de traitement. Elle a enfin demandé aux deux représentants socialistes du gouvernement bruxellois de “ne rien laisser passer parce qu’on ne redressera pas Bruxelles en affaiblissant les amortisseurs sociaux“.

 

Belga – Photo : Belga

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