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Comment les infrastructures améliorent-elles la sécurité routière ? “L’année passée, il y a eu 20 morts sur nos routes bruxelloises”

Invités de l’émission Bonsoir Bruxelles, Laurence Lewalle, directrice d’Avello, et Harold Habousha, coordinateur de Heroes for Zero, sont revenus sur les enjeux des aménagements routiers dans la capitale. Entre nécessité de renforcer la sécurité et contestation des riverains, le cas de la rue Colonel Bourg à Schaerbeek illustre les tensions persistantes autour du partage de l’espace public.

Depuis le 9 avril, la rue Colonel Bourg, à Schaerbeek, a changé de visage. Plusieurs poteaux ont été installés, condamnant une partie des places de stationnement. Au total, onze emplacements ont disparu, accompagnés de deux rétrécissements de chaussée destinés à ralentir la circulation. Le but est d’améliorer la visibilité et renforcer la sécurité des usagers.

Ces transformations font suite à un drame. Le 11 juillet 2024, une cycliste a perdu la vie après avoir été percutée par un camion dans cette même rue. Un accident qui a accéléré la mise en place de dispositifs de sécurité. Pour de nombreux acteurs, ces aménagements, bien que contraignants, sont nécessaires. “L’année passée, il y a eu 20 morts sur nos routes bruxelloises, donc le chemin est encore long. Le gouvernement a réaffirmé son intention d’atteindre zéro mort, mais si on regarde l’année 2025, on n’y est pas, même si on était sur une bonne tendance. La rue Colonel Bourg, par exemple, si on n’a pas d’aménagement physique et si on n’a pas de radar, l’automobiliste ou le cycliste va être tenté de dépasser la vitesse autorisée” insiste Harold Habousha, coordinateur de l’association Heroes for Zero.

Au-delà de ce cas précis, les chiffres rappellent l’ampleur de l’enjeu. En 2025, 20 personnes ont perdu la vie sur les routes bruxelloises, dont six piétons et trois cyclistes.

Pour Laurence Lewalle, directrice d’Avello, la question dépasse largement une rue ou une commune : “Il y a 36 % des voies vélos qui sont réalisées, donc il reste un petit tiers non réalisé. Il y a énormément d’infrastructures à mettre en place pour mettre les cyclistes en sécurité. Cela signifie aussi que c’est réparti de manière inégale sur le territoire : le nord de Bruxelles est moins bien servi que le sud” explique-t-elle.

Elle souligne également l’importance des investissements publics : “J’étais très contente de voir que dans la déclaration de politique régionale, on prévoyait une enveloppe de 40 millions pour réaliser des projets clés, notamment dans des zones à concentration d’accidents comme Meiser ou la petite ceinture. J’encourage à continuer à investir dans les infrastructures“.

► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 18h20 à 19h

■ Une interview de Harold Habousha et Laurence Lewalle au micro de Fabrice Grosfilley et Jamila Saidi M’Rabet dans Bonsoir Bruxelles

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