Le Code du bien-être animal toujours bloqué: “Une fois de plus, la majorité a cédé à la pression du PS”
La majorité (PS, MR, Engagés), avec le PTB et la TFA, a refusé ce mercredi la demande de mise à l’agenda du Code du bien-être animal en commission Environnement, annonce la DH. “Ces jeux de politique politicienne doivent cesser”, réagit le député DéFI Jonathan de Patoul.
À l’initiative de DéFI, le texte a été proposé à l’agenda de la commission Environnement ce mercredi. Élaboré sous la précédente législature par l’ancien ministre Bernard Clerfayt, ce Code regroupe des centaines de mesures visant à renforcer la protection animale, comme l’interdiction de vendre des animaux sur les marchés ou celle des colliers électriques. Le texte est bloqué en commission depuis plus d’un an, malgré une proposition similaire déposée par Groen. La nouvelle ministre du Bien-être animal, Elke Van den Brandt, estime que le texte constitue une bonne base de travail et appelle à relancer le débat.
Mais, “faux espoir pour le bien-être animal. Une fois de plus, la majorité a cédé à la pression du PS et refuse de débattre du Code bruxellois du bien-être animal“, affirme le député DéFI Jonathan De Patoul. “Il est temps que la majorité et les parlementaires bruxellois prennent leurs responsabilités et organisent enfin un véritable débat démocratique afin d’améliorer concrètement le bien-être animal. Le texte de DéFI est bloqué depuis plus d’un an en commission de l’Environnement, présidée par le MR. Ces jeux de politique politicienne doivent cesser.”
“Quel SCANDALE!“, réagit de son côté la présidente de DéFI Sophie Rohonyi, qui ajoute: “après avoir voté CONTRE notre proposition de loi au fédéral visant à accorder aux associations de défense du bien-être animal le droit d’ester en justice pour arrêter à temps des situations de maltraitance animale, voilà que le MR et les Engagés récidivent en s’alliant au PS, mais aussi au PTB et à la Team Ahidar (!) pour refuser la mise à l’agenda de notre Code du bien-être animal.”
La majorité justifie cette décision “par la nécessité de vérifier, avec les services du Parlement, quels textes peuvent être inscrits à l’ordre du jour”, précise de son côté la DH.
Le Code ne tranche pas la question sensible de l’abattage sans étourdissement, un choix assumé par ses défenseurs pour éviter de bloquer l’ensemble du projet.
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