Agression présumée antisémite à l’ULB : un procès sous tension s’ouvre à Bruxelles
Le procès d’un étudiant poursuivi pour une agression à caractère antisémite visant le président de l’Union des étudiants juifs de Belgique s’ouvre ce mardi à Bruxelles, rapporte Le Soir. Une affaire sensible, dans laquelle les images de vidéosurveillance viennent nuancer la version initiale des faits.
Les faits remontent au 7 mai 2024, en marge d’une mobilisation propalestinienne sur le campus de l’Université libre de Bruxelles. Le président de l’UEJB, Gad Deshayes, affirme avoir été violemment agressé, évoquant à l’époque des coups répétés et une attaque motivée par son identité juive.
Selon les éléments consultés par Le Soir, les images confirment qu’un geste violent a bien été porté par le prévenu, identifié comme T.B. Toutefois, la scène apparaît brève et moins intense que décrite initialement. On y voit le suspect s’approcher, repousser la victime d’un mouvement rapide, puis s’éloigner. La victime ne chute pas, mais recule après le contact. Une blessure au cou a néanmoins été constatée par la police.
Les versions divergent sur la nature des faits : la partie civile évoque un étranglement suivi d’un coup, tandis que la défense parle d’un geste visant à repousser une personne en train de filmer.
Le caractère antisémite en question
La qualification antisémite de l’agression reste au cœur du débat. Les images ne comportant pas de son, l’affaire repose largement sur les témoignages.
La victime affirme avoir été insultée en raison de sa judéité, ce que conteste le prévenu, qui nie toute motivation antisémite. Plusieurs témoins n’ont pas confirmé ces propos, tandis qu’un autre les évoque.
Les instances disciplinaires de l’ULB n’avaient pas pu établir avec certitude une intention antisémite, bien qu’elles aient sanctionné l’étudiant pour des faits de violence.
Le tribunal devra désormais trancher entre ces différentes versions.
Rédaction