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Auderghem appelle la Région à des décisions claires pour l’avenir du viaduc Hermann-Debroux

La commune d’Auderghem a appelé mercredi la Région bruxelloise à prendre dans un délai rapproché des décisions claires concernant l’avenir du viaduc Hermann-Debroux: démolir, mais avec des mesures alternatives en termes de mobilité, ou à défaut de celles-ci, rénover cet ouvrage d’art qui affiche les faiblesses liées à ses 53 printemps.

Un Plan d’Aménagement Directeur (PAD) adopté en 2022 prévoit la démolition de cette infrastructure située au bout de l’E-411 en provenance de Namur et du Luxembourg. mais il prévoit aussi en parallèle la création d’un parking de dissuasion (P+R) de minimum 900 places et la prolongation d’une ligne de tramway rapide pour absorber le report modal espéré. Pris dans un étau budgétaire étroit, le gouvernement bruxellois récemment installé n’en a rien dit dans sa déclaration gouvernementale.

La commune d’Auderghem dont l’ex-bourgmestre Didier Gosuin s’était opposé dans sa jeune carrière à la construction du viaduc, avant de devenir partisan de sa démolition à la fin de celle-ci, n’a pas changé d’avis depuis plus de dix ans. Elle soutient la transformation de cet axe d’entrée de ville en boulevard urbain plus qualitatif.

Mais cette évolution a toujours été conditionnée à une exigence simple et non négociable: la mise en place préalable d’alternatives crédibles en matière de mobilité, en particulier la création d’un parking de dissuasion (P+R) de minimum 900 places et le développement d’une offre de transport public performante, notamment via le tram, a souligné mercredi son échevin de l’Urbanisme Matthieu Pillois.

Interview de Matthieu Pillois dans Bonjour Bruxelles

Pour celui-ci, les scénarios évoqués dans la presse de mercredi et en particulier celui consistant à démolir le viaduc pour le remplacer par un aménagement de surface provisoire, “sont totalement inacceptables. Une telle approche improvisée ferait peser un risque majeur sur la mobilité de milliers d’usagers, sans offrir la moindre alternative crédible“.

Par ailleurs, les autorités communales “dénoncent fermement” l’absence de concertation sur un dossier aussi structurant. La commune tient à rester associée à l’évolution de ce dossier sur lequel elle dit avoir initié la réflexion.

Elles soulignent que les estimations financières étaient connues lors de l’adoption du PAD en 2022. “Ces éléments ne peuvent servir de prétexte à l’inaction ou à l’absence de décisions quatre ans plus tard”. “Attendre davantage reviendrait à prendre un risque inconsidéré en matière de sécurité et de mobilité“, a conclu Matthieu Pillois, dans un communiqué.

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