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Cocof : le projet de budget 2026 adopté en commission des Finances

Les députés de la commission des Affaires générales de la Commission Communautaire française de Bruxelles (Cocof) ont adopté vendredi le projet de budget de cette institution en charge de matières notamment sociales, directement liées au quotidien du million d’habitants francophones de la capitale.

Selon la ministre du Budget de la Cocof, Karine Lalieux, les recettes totales s’élèvent à 641,7 millions d’euros pour 2026. Elles stagnent depuis deux ans. Cette situation s’explique notamment par une révision à la baisse des droits de tirage régionaux et par une diminution des moyens prévus en provenance de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2026 par rapport à 2024.

Le plafond des dépenses est quant à lui fixé à 701,8 millions d’euros, concentrées sur les politiques essentielles: aide aux personnes handicapées; secteur social et de la santé; formation professionnelle; enseignement et transport scolaire; infrastructures.

Le déficit net s’élève à 22,7 millions d’euros. Selon la ministre socialiste, il s’agit d’un “solde vérité” dans la mesure où par le passé, des mécanismes permettaient d’exclure de celui-ci certaines dépenses d’investissement stratégiques. A présent, toutes les dépenses sont pleinement intégrées.

2026 correspond par ailleurs à la finalisation de plusieurs projets d’investissement. Cela implique la libération de crédits significatifs, notamment pour la rénovation et l’extension d’un nouveau bâtiment à l’Institut Alexandre Herlin, qui permettra d’accueillir 200 enfants supplémentaires en situation de handicap; la rénovation d’un bâtiment du campus du Ceria qui abrite notamment les laboratoires de recherche, les bureaux et les salles de cours de l’Institut Meurice.

Par ailleurs, 2026 constitue la dernière année de remboursement du bâtiment de la rue des Palais. Cela signifie que, dès les exercices suivants, le solde brut de financement s’améliorera mécaniquement. La nouvelle majorité MR-PS-Engagés s’inscrit dans une “trajectoire crédible” de retour à l’équilibre d’ici 2029, via des premiers efforts à hauteur de 13 millions en 2026, a encore souligné Mme Lalieux.

Ces efforts reposent sur des priorités strictes de dépenses d’administration, sur un moratoire sur les remplacements dans la fonction publique, un étalement des investissements, ainsi qu’une économie drastique de 20% sur les cabinets et de 10% sur le Parlement.

Dans l’opposition, Patricia Parga Vega (PTB) a dénoncé un budget “qui manque de transparence, avec une austérité qui ne dit pas son nom, et qui est déconnecté des réalités sociales bruxelloises“. Elle s’est inquiétée du recours à un mécanisme permet au gouvernement de déplacer des centaines de millions d’euros de crédits en cours d’année “qui vide de son sens le contrôle budgétaire parlementaire“. Pour la formation d’extrême gauche, le budget 2026 s’inscrit dans une continuité quasi totale avec les budgets précédents, ce qui est déjà “une austérité en soi“, alors que “les besoins explosent” et que le gouvernement prévoit des réductions dans l’administration de la CoCof et dans l’enseignement.

Pour Ecolo, Farida Tahar s’est félicitée que l’on soit enfin sorti du régime des douzièmes provisoires empreints plus d’incertitude pour les associations. Elle s’est néanmoins interrogée sur l’absence d’explications sur les modalités pour arriver à l’équilibre en 2029, d’autant que d’après elle, la finalisation en 2026 de certains investissements ne créera pas ultérieurement une marge de manœuvre budgétaire suffisante.

Dans votre accord de majorité il y a beaucoup d’intentions, beaucoup d’objectifs que nous ne pouvons que partager pour la plupart mais peu de priorités clairement identifiées, et peu d’éléments permettant de comprendre comment ces ambitions vont se traduire concrètement. À la lecture de ce budget, force est de constater que cette impression persiste “, a embrayé Cécile Jodogne (DéFI).

Pour celle-ci, il y a un décalage important entre l’ambition affichée à travers l’annonce de transformation et de réformes et les moyens réellement mobilisés dans un budget qui est davantage “de gestion, et d’ajustement à la marge“. Le débat et les votes en séance plénière auront lieu les 16 et 17 avril prochains.

Belga

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