Une équipe des Cliniques universitaires Saint-Luc et de l’UCLouvain découvre une nouvelle piste autour de l’insuffisance cardiaque
Une équipe des Cliniques universitaires Saint-Luc et de l’UCLouvain a identifié une nouvelle piste thérapeutique pour les personnes souffrant d’une insuffisance cardiaque particulière, ont rapporté vendredi les deux institutions dans un communiqué conjoint.
Cette découverte, publiée dans Cardiovascular Research, pourrait permettre de freiner la maladie chez les patients pour lesquels aucune solution n’existe actuellement. Les chercheurs se sont concentrés sur une forme d’insuffisance cardiaque dite à fraction d’éjection préservée (HFpEF). Dans ce cas, le cœur se contracte, sans parvenir à se relâcher, un phénomène souvent aggravé par des comorbidités comme le diabète, l’obésité ou l’hypertension artérielle.
Les traitements pour cette pathologie restent jusqu’ici limités, en raison d’un manque de compréhension de ce défaut de relâchement. Les chercheurs des Cliniques Saint-Luc et de l’UCLouvain se sont donc penchés sur les mécanismes moléculaires autour de cette maladie et ont étudié une molécule dont le taux augmente anormalement chez les patients, le myo-inositol.
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L’étude montre que cette molécule utilise un co-transporteur, SMIT1, pour entrer dans les cellules du cœur, ce qui provoque dès lors une trop grande rigidité du muscle, l’empêchant de se relâcher entre deux battements.
Les chercheurs, au travail depuis 2024, sont parvenus à démontrer que la neutralisation de SMIT1 permettrait de protéger le cœur. Selon eux, ce transporteur ressemble à d’autres molécules déjà ciblées par des médicaments récents, comme les inhibiteurs de SGLT2. L’étude ouvre ainsi la porte à de nouveaux traitements capables, à terme, de freiner cette forme d’insuffisance cardiaque.
Belga