Le taux de chômage à Bruxelles, en légère baisse, s’est établi à 15% au mois de mars
Le taux de chômage en Région bruxelloise atteignait 15% à la fin du mois de mars, en légère augmentation (+0,67 point de pourcentage) par rapport à mars 2025, a annoncé vendredi l’office régional de l’emploi Actiris. En février, ce taux, soit la part de la population active âgée de moins de 65 ans bénéficiant du chômage, s’élevait à 15,3%.
Au mois de mars, Actiris a dénombré 9.111 entrées dans le chômage, contre 10.857 sorties, soit une diminution du nombre de chercheurs d’emploi de 1,8% sur base mensuelle.
Parmi les 96.113 chercheurs inscrits auprès de l’office régional de l’emploi fin mars, 48% étaient des femmes et 52% des hommes.
Sur base annuelle, Actiris constate en outre une diminution de 3,5% du nombre de chercheurs d’emploi bénéficiaires d’une allocation et une augmentation du nombre de jeunes en stage d’insertion professionnelle (+8,4%). Le nombre des autres chercheurs d’emploi a, lui, augmenté de 20,7%.
Par ailleurs, sur les 96.113 chercheurs d’emploi totaux, 24.033 personnes (25%) sont inscrites au CPAS, soit une augmentation de 38,6% sur base annuelle.
L’organisme précise que la limitation temporelle des allocations n’entraîne pas une diminution du nombre total d’inscrits auprès de ses services. Des basculements de catégorie liés aux premières fins de droits ont toutefois été observés pour la première fois. Ainsi, le nombre de chercheurs d’emploi bénéficiant d’une allocation a fortement diminué (-7,4%), tandis que le nombre de chercheurs d’emplois usagers du CPAS a augmenté de 15,6%.
Ainsi, Actiris estime que la limitation des allocations de chômage dans le temps entraîne une “rupture statistique majeure”.
Selon l’organisme, les chiffres de l’Office national de l’emploi (Onem) baisseront mécaniquement dans un premier temps pour des raisons administratives, sans lien direct avec l’évolution réelle du marché du travail. Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) augmentera quant à lui temporairement, car les personnes arrivant en fin de droit resteront inscrites sous un autre statut que celui de demandeur inoccupé indemnisé, afin de garantir leur accompagnement.
À moyen terme, une partie d’entre elles ne renouvellera plus son inscription, ce qui provoquera ensuite une baisse structurelle des DEI, note encore Actiris.
Belga