Le secteur bruxellois de l’insertion socioprofessionnelle manifeste contre les coupes budgétaires
Le secteur bruxellois de l’insertion socioprofessionnelle s’est rassemblé mercredi devant le cabinet du ministre de l’Emploi pour protester contre les coupes budgétaires régionales. L’action, qui a réuni quelque 500 personnes, était organisée par la Fédération bruxelloise des organismes d’insertion socioprofessionnelle et d’économie sociale d’insertion (Febisp).
Les manifestants ont notamment dénoncé la mise en péril de 16.500 places de formation et d’accompagnement vers l’emploi, alors que plus de 42.000 Bruxellois seront exclus du chômage entre janvier 2026 et juillet 2027 à la suite des mesures Arizona.
Le secteur de l’insertion, qui emploie près de 2.500 travailleurs, sera également contraint de réduire “drastiquement” ses effectifs. “Cela signifie des activités réduites, voire des fermetures (…) C’est une décision contre-productive au regard de l’objectif d’un taux d’emploi de 80 % d’ici 2030“, souligne la Febisp dans un communiqué. L’accord de gouvernement prévoit, au fédéral, un taux d’emploi de 80 % à l’horizon 2030. À Bruxelles, cet objectif est de 70 %.
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Le ministre bruxellois de l’Emploi, Laurent Hublet, a en effet taillé dans plusieurs enveloppes essentielles au secteur de l’insertion socioprofessionnelle, “sans concertation avec les acteurs de terrain“, regrette la directrice de la Febisp, Tatiana Vanessa Vial Grösser. “Actiris dit qu’il n’y a pas eu de concertation et nous aussi. Ces mesures vont peser en très grande partie sur le non-marchand et l’insertion socioprofessionnelle sans aucune analyse d’impact, ni sur l’emploi du secteur, ni sur les parcours de formation“.
Selon la Febisp, “derrière ces décisions, c’est tout un écosystème qui vacille: réduction linéaire des ACS ; gel des indexations de toutes les conventions ; gel des aides à l’emploi formatif ; baisse de l’enveloppe des accords non-marchands des missions locales ; résiliation de conventions signées de manière unilatérale ; exclusion des aides à l’emploi pour les entreprises titres-services en économie sociale avec 400 emplois ETP détruits.”