Enregistrement des données biométriques : Brussels Airport demande un assouplissement
Brussels Airport s’est dit “soulagé”, lundi, au lendemain de l’annonce d’un report de l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers entrant dans l’espace Schengen mais l’aéroport demande un “assouplissement supplémentaire”.
Depuis le 12 octobre dernier, la mise en œuvre progressive de l’Entry Exit System (EES) impose l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers franchissant l’espace Schengen. Mais la procédure engendre de longues files d’attente dans les aéroports. A tel point que plusieurs pays européens ont décidé de reporter sa mise en œuvre.
Ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) et la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA) ont annoncé à leur tour que l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers entrant dans l’espace Schengen était reporté en Belgique.
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Un soulagement pour Brussels Airport qui explique qu’au cours des quatre derniers jours, près de 600 passagers ont manqué leur vol alors que les retards liés aux problèmes de contrôle aux frontières ont atteint 21 heures au total. “Et ce, alors que seulement 60% des passagers devaient être enregistrés dans l’EES à ce moment-là, avec une biométrie partielle. Avec des temps d’attente allant jusqu’à deux heures au départ et jusqu’à trois heures et demie à l’arrivée pour les passagers non européens, la décision des ministres Quintin et Van Bossuyt de reporter l’enregistrement des données biométriques dans le cadre de l’EES était dès lors absolument nécessaire“, réagit lundi l’aéroport dans un communiqué.
Toutefois, même sans l’enregistrement des données biométriques, le nouveau système continue de générer des temps d’attente plus longs, se plaint Brussels Airport qui parle, pour ce lundi matin, de temps d’attente qui “ont dépassé une heure au départ et presque deux heures à l’arrivée.” Cette situation s’explique, selon l’aéroport, notamment par une durée de traitement plus longue par passager et par le fait que, pour les ressortissants des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Canada et de Singapour, l’utilisation des “e-gates” au contrôle aux frontières au départ n’est actuellement plus autorisée, alors que cela était encore possible jusqu’il y a peu.
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Brussels Airport demande dès lors, “avec insistance“, que les autorités belges plaident auprès de la Commission européenne pour un assouplissement supplémentaire du déploiement de l’EES, “en particulier à l’approche de la saison estivale et face à l’augmentation du nombre de passagers”. L’aéroport souhaite également que l’utilisation des “e-gates” par certains pays tiers soit de nouveau autorisée “dans les plus brefs délais, aux départs et aux arrivées“. “Enfin, un déploiement complet de l’ensemble des postes de contrôle aux frontières par la police fédérale reste, malgré les efforts consentis par les ministres et la police, un point d’attention majeur et une condition indispensable afin d’assurer la fluidité des contrôles et des flux de passagers“, juge encore Brussels Airport.
Belga