Réforme du minerval : DéFI propose un système proportionnel aux crédits
Le parti DéFI et sa branche jeunesse critiquent la réforme du minerval portée par la majorité fédérale MR–Engagés. Ils estiment que celle-ci ne tient pas suffisamment compte de la réalité des parcours étudiants.
Selon DéFI, l’augmentation uniforme du minerval fait peser le coût sur les étudiants et leurs familles sans distinguer les situations individuelles. Le parti souligne que la précarité étudiante reste importante, avec de nombreux étudiants contraints de travailler parallèlement à leurs études.
Il rappelle également que la majorité des étudiants ne terminent pas leur cursus dans les délais théoriques, ce qui les conduit souvent à suivre un nombre réduit de crédits en fin de parcours tout en payant un minerval complet. Le président de DéFI Jeunes, Maxime Timmerman, estime que le système actuel “ne distingue pas suffisamment les situations” et ne répond pas aux besoins réels.
Une alternative basée sur les crédits
En réponse, DéFI propose d’instaurer un minerval proportionnel au nombre de crédits suivis. Le modèle avancé repose sur plusieurs principes : le maintien de la gratuité pour les étudiants boursiers, une base fixe pour garantir l’équilibre du système et une part variable adaptée au volume de crédits. “Un tel modèle permettrait de mieux refléter la réalité des parcours étudiants, tout en évitant que la fin des études ne devienne un piège financier. Un étudiant qui ne suit pas une année complète ne paierait plus 1.194 €, mais un montant réellement proportionnel à ses crédits”, précise le communiqué.
Selon le parti, ce mécanisme permettrait d’éviter qu’un étudiant en fin de parcours, inscrit à quelques crédits, doive s’acquitter d’un montant identique à celui d’une année complète. DéFI souligne que ce type de système existe déjà dans d’autres entités du pays, notamment en Flandre, où le minerval est en partie calculé en fonction des crédits suivis.
Le parti appelle dès lors le gouvernement à revoir sa réforme afin d’intégrer cette approche, qu’il considère comme plus équitable et mieux adaptée aux réalités sociales et académiques des étudiants.