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Un nombre record de 701 détenus contraints de dormir au sol dans les prisons belges

Un nombre record de détenus dorment à même le sol dans les prisons belges. Au total, 701 personnes se trouvent dans cette situation, selon les derniers chiffres des syndicats qui alertent sur les dangers que cela représente pour le personnel, les détenus et la société.

Un nombre total de 701 détenus se voient donc contraints de dormir à même le sol selon les chiffres de lundi. Par rapport à lundi dernier, 58 détenus supplémentaires ont été incarcérés dans les prisons belges. Parmi eux, 57 sont contraints de dormir par terre.

En Flandre, 296 personnes dorment au sol au sein de dix établissements pénitentiaires. En Wallonie, ce nombre s’élève à 238 personnes, réparties dans 9 établissements. À Bruxelles, 167 détenus de la prison de Haren sont contraints de dormir à même le sol.

Ce chiffre dépasse le record de 672 personnes dormant à même le sol, enregistré le 15 décembre 2025. “701 personnes dormant à même le sol, ce n’est pas qu’un chiffre, c’est un signal d’alarme. Le personnel et les détenus ne peuvent plus supporter cette situation. Le gouvernement doit agir immédiatement”, réagit le SLFP.

Frustration, conflits, agressivité

Le syndicat libéral souligne que cette situation compromet la sécurité non seulement du personnel et des détenus, mais aussi de la société.

“La surpopulation carcérale engendre un climat explosif sur les lieux de travail. Le personnel pénitentiaire est confronté quotidiennement à des tensions accrues, à de l’agressivité et à des incidents imprévisibles. De ce fait, la sécurité des travailleurs est gravement compromise, avec des conséquences directes pour la sécurité du citoyen”, affirme-t-il.

A lire aussi : Face à la surpopulation carcérale, le gouvernement veut délocaliser des détenus à l’étranger : “Leurs droits fondamentaux sont menacés”

“La situation est également intenable pour les détenus. Le manque d’espace, d’intimité et de confort élémentaire engendre frustration, conflits et agressivité. Il n’est plus question de détention humaine, telle que prévue par les normes nationales et internationales. De plus, les conditions actuelles compromettent toute chance de réinsertion et de réhabilitation.”

Belga – Photo : Belga

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