Bruxelles prend des mesures d’urgence pour les sans-abri et leur prise en charge médicale
C’était dans l’air depuis la semaine dernière: le gouvernement bruxellois a pris jeudi soir une série de mesures d’urgence concernant l’hébergement d’urgence et la prise en charge médicale des familles vulnérables.
Les ministres bruxellois compétents, Ahmed Laouej (PS) et Dirk De Smedt (Anders) l’ont annoncé au cours de la nuit de jeudi à vendredi. Ainsi, pour garantir qu’aucun enfant ne dorme dans la rue dans la capitale, le gouvernement bruxellois a décidé de sécuriser les 325 places d’hébergement menacées de fermeture au 31 mars prochain, comme l’explique Ahmed Laaouej dan Bonjour Bruxelles.
Le prolongement concerne le centre Marie-Curie I (185 places) situé à Anderlecht jusqu’au 30 juin, ce qui permet à 73 enfants de “terminer leur année scolaire dans la dignité”. Les capacités à Evere (40 places) et à Schaerbeek (60 places) sont maintenues jusqu’à la fin de l’année pour sécuriser l’accueil des familles vulnérables.
Enfin un dispositif en semi-autonomie (40 places), s’ouvre aux familles sans-abris, avec renforcement de l’accompagnement pédagogique, médical et social. Par ailleurs, la disparition récente du Centre Athéna, la réorganisation du HUB Humanitaire et la suspension des activités de l’équipe Cover ont créé un vide critique dans l’offre de soins de première ligne.
Equipe Cover relancée
Pour éviter une rupture de soins et un engorgement des urgences, le gouvernement bruxellois a relancé l’équipe Cover pour assurer le suivi sanitaire des personnes vivant en squats et occupations. Cette équipe reprendra ses missions de médiation, de réduction des risques et de veille sanitaire.
Selon les deux ministres, le refinancement permet de recréer le lien avec près de 2.000 personnes réparties dans une cinquantaine de lieux de vie précaires, tout en sécurisant les interventions dans les stations de métro.
Pour pallier la fermeture du Centre Athéna, un dispositif temporaire d’accès aux soins est en outre déployé en collaboration avec la Croix-Rouge de Belgique et Médecins du Monde. Ce service sera opéré via le dispositif RMP (Refugee Medical Point), permettant une prise en charge rapide des patients sans couverture médicale et garantissant la continuité des traitements chroniques.
Le gouvernement bruxellois a toutefois répété que la gestion de cette précarité ne peut reposer sur les seules épaules de la Région et a souligné l’impact des mesures fédérales sur la situation bruxelloise.
Belga – Photo : Belga