Action le 23 mars à Bruxelles pour dénoncer les discriminations au travail
À quelques jours de la journée internationale de lutte contre les discriminations raciales, observée le 21 mars, la CSC-Diversité appelle la société civile à venir défiler deux jours plus tard, le 23 mars, à Bruxelles pour dénoncer les discriminations au travail. A l’appui de cet appel, l’organisation a réuni des chiffres destinés à donner une idée de l’ampleur du phénomène.
Elle cite notamment une étude de l’UCLouvain qui indique que sur les 11 dernières années, seuls 38,9% des recours pour discrimination au travail ont abouti sur une sanction. Il faut, en outre, prendre en compte le fait que ces recours ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. Si on observe le taux d’aboutissement des plaintes, on remarque qu’il y a sanction dans 55,4% en cas de plainte pour discrimination à la grossesse et dans 20,4% en cas de plainte pour discrimination raciale.
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La CSC-Diversité souligne aussi, par le biais d’une enquête commandée par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH), que le taux d’emploi des femmes d’origine non-européenne en Belgique est de 49% (celui des femmes belges est de 75%) et celui des hommes d’origine non-européenne est de 66%. Il en ressort aussi que 35% des femmes d’origine non-européenne est surqualifiée au travail (20% des femmes belges).
Une étude de la Fondation Roi Baudouin sur l’insertion en Belgique des personnes d’origine subsaharienne montre que 70% des participants à l’étude ont déjà subi du racisme (61% de ces expériences sont liées à l’emploi) mais seuls 3% ont porté plainte. Selon la CSC-Diversité, cela indique qu’il faut clarifier la loi anti-discrimination, mieux y former les magistrats afin qu’ils appliquent davantage la présomption et renforcer le rôle des associations spécialisées et instituts fédéraux (Unia, IEFH…) car ça fait grimper à 70% les chances d’obtenir une sanction (recours avec Unia).
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Belga