À Bruxelles, les dons aux Restos du Cœur sont timides : “Les gens font attention à leur portefeuille”
Les mille kilos de dons espérés par les Restos du Cœur à Bruxelles n’ont pas encore été atteints. Immersion avec des bénévoles qui se démènent pour y parvenir.
■ Reportage de Léa Dubuc et Jacques Vermeer
Les dons se font plus rares aux Restos du Cœur. L’Union européenne a supprimé les produits d’hygiène de ses dons et le fédéral a réduit de 44 % le volume de marchandises distribuées tandis que le nombre de bénéficiaires a augmenté de 136 % en six ans.
Dans les allées du Cora Shopping d’Anderlecht, Salima, bénévole pour l’équipe mobile des Restos du Cœur depuis trois ans, tente de mobiliser les clients : “Selon les moyens de chacun, on demande aux personnes d’acheter un peu plus pour ensuite les déposer dans notre bac”
Mais la générosité se fait plus discrète. L’augmentation du coût de la vie pousse aussi les donateurs à serrer leur budget. “Les gens donnent moins car ils font attention à leur portefeuille, à leur propre survie”, constate Nathalie Debaise, responsable de l’équipe mobile de Bruxelles. “On se sent découragés. Je comprends qu’on soit en déficit, mais ce n’est pas en laissant les gens dans la rue que ça va aller mieux.”