La chaîne de restaurants My Tannour en procédure de réorganisation judiciaire
En difficultés financières depuis le Covid-19, la chaine de restaurants syriens My Tannour est en procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) depuis la mi-février, annonce ce mardi le journal L’Echo. L’entreprise compte élargir son offre pour attirer davantage de public en journée.
Bourse, Cimetière d’Ixelles, Flagey, Saint-Gilles, Wolf, Mérode… Avec six établissements à Bruxelles et un à Gand, la chaîne de restaurants syriens fondée en 2018 par le chef Georges Baghdi Shar est désormais bien établie, mais elle doit aujourd’hui faire face à des difficultés financières. En raison de “dettes fiscales accumulées depuis la crise du Covid“, la chaîne se trouve en procédure de réorganisation judiciaire depuis la mi-février, révèle le journal L’Echo. Malgré son adaptation au modèle de livraison via des plateformes telles que Uber Eats ou Deliveroo, l’entreprise peine à faire face à la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières.
“On a très peu de dettes envers nos fournisseurs et pas envers nos employés. Nous ne sommes pas au bord de la faillite. […] On a besoin de temps, d’un peu d’air sur le remboursement de nos dettes principalement fiscales pour nous refaire un coussin de liquidités et mettre un petit coup de lifting sur l’offre commerciale“, déclare à L’Echo Damiano Fersini, cofondateur et associé de l’entreprise. Et pour refaire ce coussin de liquidités, My Tannour opte pour un élargissement de son offre. L’objectif : ajouter des propositions sur son menu – notamment des boissons issues de la culture moyen-orientale – pour attirer des clients tout au long de la journée, afin de rentabiliser ses frais fixes, et non plus seulement lors des services du midi et du soir.
Ces difficultés financières ont par ailleurs poussé les gérants à abandonner l’idée de l’ouverture prochaine d’une enseigne namuroise, pour laquelle les négociations étaient pourtant bien avancées. Ils espèrent néanmoins renouer avec la croissance d’ici un an et demi et Damiano Fersini n’exclue pas l’entrée d’un investisseur tiers, aux côtés de Georges Baghdi Shar et de lui-même.
BX1 – Photo : BX1