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Plus de 1500 mineurs dorment dans les rues de Bruxelles : “Les politiques publiques ont des conséquences directes sur le terrain”

À Bruxelles, des enfants dorment encore dehors faute de places d’hébergement, alertent le Délégué général aux droits de l’enfant et le Kinderrechtencommissariaat.

Des enfants au sein de familles en situation de grande précarité passent la nuit dehors à Bruxelles. En 2024, on recensait 9.777 personnes dormant dans l’espace public, dont 1.678 mineurs sans domicile fixe, ont alertés jeudi le Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) et le Kinderrechtencommissariaat (KRC).

Malgré cela, le nombre de refus d’hébergement d’urgence pour des familles avec enfants augmente. Les dispositifs sont saturés et en moyenne 127 personnes sont refusées par semaine depuis le 6 octobre, d’après le Samusocial et Bruss’help. La situation risque de s’aggraver avec la fermeture de 245 places d’hébergement d’urgence pour familles le 31 mars.

► Voir aussi | “Il faisait -5 degrés dans ma tente” : mobilisation en urgence pour héberger des personnes sans-abri à Forest

Le DGDE et le KRC expliquent que les choix politiques ont des effets concrets sur les enfants. “Les politiques publiques ont des conséquences directes sur le terrain, et ces conséquences frappent aussi — et parfois d’abord — les enfants. L’instabilité, la saturation et les refus d’hébergements de la ‘deuxième ligne’ (maisons d’accueil et dispositifs plus stabilisants) compromettent la sécurité, la santé, la scolarité et le développement des enfants“. La faute de relais et de solutions adaptées coincent durablement des familles dans l’urgence.

Des mesures concrètes sont demandées par les deux associations comme maintenir les 245 places d’hébergement d’urgence et garantir qu’aucun enfant ne dorme dehors. Il serait nécessaire aussi, selon les deux associations, de développer des logements de transit et de renforcer l’accès aux aides spécialisées comme l’aide à la jeunesse afin de sortir durablement les enfants de l’urgence.

Le DGDE et le KRC rappellent que la Belgique s’était engagée à mettre fin au sans-abrisme en 2030 et qu’elle avait signée la Déclaration de Lisbonne en 2021 qui œuvre pour trouver des solutions contre le sans-abrisme.

Belga – Photo : Belga Image

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