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La Maison Africaine dénonce la perte de subsides en raison des économies dans la coopération au développement

La Maison Africaine, installée à Ixelles, dénonce la perte de subsides qu’elle subit en raison des économies dans la coopération au développement, au même titre que d’autres organisations qui logent des étudiants étrangers. Depuis 60 ans, elle accompagne des jeunes Africains venus en Belgique pour y effectuer un stage ou des études supérieures.

Dans le cadre de ses mesures d’assainissement, le gouvernement fédéral a décidé de réduire d’un quart les moyens de la Coopération. Depuis plus de 50 ans, celle-ci subsidie – 1,7 million d’euros l’an passé – l’hébergement et l’accompagnement d’étudiants ou stagiaires originaires de pays en développement venant suivre en Belgique une formation en lien avec la coopération. Dix foyers répartis dans les trois Régions sont subventionnés afin d’aider ces étudiants confrontés au coût du logement en Belgique.

Pour la Maison Africaine, installée à Ixelles, cette fin des subsides représente une perte d’environ 30% des moyens – soit près de 170.000 euros par an – de l’asbl qui offre un logement et un accompagnement à 75 étudiants actuellement. Le taux d’occupation est proche des 100 % depuis plus de 20 ans.

Reportage de Jamila Saidi M’rabet et Marjorie Fellinger

La Maison Africaine s’insurge contre cette mesure brutale, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation avec le secteur et qui va contraindre de nombreux étudiants ou stagiaires à renoncer à leur projet de formation en Belgique. D’autres seront amenés à rechercher dans le marché privé un logement qui risque d’être indigne, vu tout à la fois la modestie de leurs moyens et l’insuffisance et la cherté de l’offre à Bruxelles. C’est donc un vrai fiasco pour la coopération universitaire“, a-t-elle dénoncé .

L’ensemble des foyers concernés demande à rencontrer le ministre de la Coopération, Maxime Prévot, afin que la mesure soit réexaminée. “Depuis sa constitution, la Maison Africaine a permis à plusieurs milliers d’étudiants issus de pays en développement de se former ou se perfectionner à Bruxelles, et ainsi mieux contribuer au développement de leur pays. Chose qu’un logement au prix du marché eût rendue inaccessible à un grand nombre d’entre eux“, a-t-elle fait remarquer.

Le ministre a quant à lui mis en avant le “double subventionnement” dont bénéficiaient ces associations, qui reçoivent également de l’argent dans le cadre de la coopération universitaire pour financer des bourses étudiantes, soit de l’Ares en Fédération Wallonie-Bruxelles, soit du VLIR en Flandre. “Et donc oui, dans le cadre des économies de -25%, il apparaît cohérent de renoncer à ces subsides dont la finalité est déjà couverte par d’autres sources de financement public. Ce n’est probablement pas agréable comme nouvelle, mais ce n’est ni injuste ni incohérent”, a expliqué M. Prévot.

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