Le monde associatif partagé entre soulagement et inquiétude face à l’accord de gouvernement
Le monde associatif est partagé entre soulagement et inquiétudes face à certains points de l’accord de gouvernement. Le secteur attend aujourd’hui d’y voir plus clair.
Après des mois de paralysie, les acteurs saluent le retour d’interlocuteurs politiques. Ariane Dierickx, directrice générale de l’ASBL l’Ilot, qui a perdu un dixième de son équipe depuis le début de la crise, se dit soulagée. “Enfin, on va avoir en face de nous des interlocuteurs avec qui parler pour aborder toutes les questions qui sont liées aux grands enjeux du secteur du sans-abrisme“.
Dans la déclaration de politique régionale, l’accent mis sur l’urgence en matière de sans-abrisme rassure partiellement, mais suscite aussi des craintes. “Ce qui nous importe vraiment, c’est que la politique qui va être menée ne se contente pas d’augmenter des moyens vers l’urgence. C’est important que les personnes aient des solutions de type d’accueil d’urgence, mais c’est aussi essentiel que les personnes puissent sortir définitivement de la rue par des dispositifs de type logement. Alors on salue le fait que dans la DPR, on parle d’améliorer, d’accentuer les dispositifs de type Housing First ou agence immobilière sociale. On attend de pouvoir parler avec le gouvernement pour voir quels sont les autres types de dispositifs de logements envisagés”.
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Le secteur associatif salue toutefois certaines mesures comme la possibilité d’investir des bâtiments inoccupés et le maintien des ACS.
Dans les prochaines semaines, les acteurs du secteur et le tout nouveau gouvernement bruxellois devraient se rencontrer.
■ Reportage de Maria Bemba et Morgane Van Hoobrouck