Assises Bruxelles : La défense d’Elvis Murataj démontre qu’il ne faisait pas partie des tireurs
La défense de l’accusé Elvis Murataj a aligné vendredi devant la cour d’assises de Bruxelles une série d’éléments pour démontrer que leur client ne se trouvait pas dans la voiture Golf GTI conduite par le “commando” qui a exécuté Ardit Spahiu le 27 novembre 2020 à Molenbeek.
Me Quentin Mayence a enchaîné sur les incohérences et l’insuffisance des preuves Sky ECC. Le pin retenu par l’accusation contre Elvis Murataj a dû être utilisé par un autre utilisateur, a soutenu l’avocat vendredi.
En début de procès, Elvis Murataj était accusé d’être “le tireur à l’arme longue”. En cours de procès, il est devenu le chauffeur de la voiture. Pour la défense, il n’est tout simplement pas lié à l’assassinat.
Accusés d’être les deux autres tireurs du “commando”, Flobenc Mecja et Endrit Sadedini sont absents à ce procès d’assises, contrairement à Elvis Murataj. Ils sont incarcérés en Albanie dans le cadre d’autres dossiers.
Vendredi, la défense d’Elvis Murataj a fait appel à la logique des jurés. Elle demande son acquittement pour la participation à l’assassinat de Ardit Spahiu, tué par 18 balles provenant de deux armes à feu, le 27 novembre 2020, dans un contexte de règlement de comptes entre clans albanais.
Elvis Murataj est le quatrième accusé à demander l’acquittement par manque de fiabilité des preuves portées par l’accusation, après Elton Roci, Blerim Mamutaj et Franc Gergely.
Belga