Plus d’un Bruxellois sur cinq en situation de privation matérielle et sociale
Plus de 9% de la population belge (9,4%) se trouve actuellement en situation de privation matérielle ou sociale, selon les derniers chiffres de l’enquête sur les revenus et les conditions de vie SILC 2025 que Statbel, l’office belge de statistique, a menée auprès de 6.400 ménages. Le chiffre est en baisse comparé à 2024 (11,1%).
En 2025, près d’un Belge sur cinq ne savait pas faire face à une dépense imprévue (22,1%) ou s’offrir une semaine de vacances annuelles (19,5%) dans un autre logement que le sien.
Pour cette étude, 13 aspects essentiels de la vie quotidienne ont été pris en compte, comme le paiement des factures, le chauffage de son domicile, le remplacement de meubles ou vêtements usés, le fait de posséder deux paires de chaussures, la capacité à s’offrir une connexion internet, etc.
Parmi les 6.400 ménages interrogés, ceux qui étaient incapables de répondre à cinq de ces aspects sont considérés en situation de privation matérielle et sociale. L’an dernier, 9,4% de la population belge se trouvait dans cette situation. En Wallonie, le taux s’élève à 14,1%. Il grimpe à 18,5% à Bruxelles tandis que la Flandre tire la moyenne vers le bas avec 5,2%.
Faire face à une dépense imprévue de 1.450 euros est impossible pour 22,1% des Belges. Du point de vue socio-économique, les chômeurs sont les plus concernés (54,7%), suivis par les personnes ayant les plus faibles revenus (53,3%), les locataires (49,7%), les membres de familles monoparentales (49,1%) et les personnes avec un faible niveau d’éducation (37,5%).
On observe aussi d’importantes disparités entre les Régions: si 40,7% des Bruxellois et Bruxelloises en sont incapables, tout comme 31,6% des Wallonnes et Wallons, ce nombre est bien moins élevé en Flandre: 13,6%. Un écart qui se remarque au fil des 13 critères.
Belga