Des examens bientôt obligatoires à Noël et en juin dans le secondaire ? L’idée de la ministre Glatigny fait débat
La ministre de l’Education, Valérie Glatigny (MR), réfléchit à imposer l’organisation de sessions d’examens à Noël ainsi qu’en juin dans tout l’enseignement secondaire supérieur. “Je pense qu’un rythme d’examens en fin d’année civile et en fin d’année scolaire notamment pour les années du secondaire supérieur pourrait préparer les élèves aux attendus de l’enseignement supérieur (…) qui est structuré en deux grandes périodes, avec une session d’examens en janvier et juin“, a indiqué lundi la libérale. À l’heure actuelle, l’organisation ou non de périodes d’examens en décembre ou juin relève de la liberté pédagogique de chaque établissement.
■ Reportage de Simon Breem et Béatrice Broutout
Depuis la crise sanitaire, mais aussi depuis l’introduction du nouveau calendrier scolaire, plusieurs écoles ont décidé de ne plus organiser du tout de sessions d’examens en décembre, voire certaines même en juin, au profit d’une évaluation continue tout au long de l’année.
Pour la ministre Glatigny, le retour à des périodes obligatoires pour l’organisation d’examens pourrait néanmoins être une bonne chose. “L’enseignement obligatoire a aussi pour objectif de préparer (les élèves) à l’enseignement supérieur“, a-t-elle encore commenté dans sa réponse à une question du député Guillaume Soupart (MR) lundi en commission du parlement.
La ministre a ajouté avoir demandé aux services de l’inspection scolaire de mener une évaluation sur l’organisation des évaluations sommatives dans les écoles depuis la réforme du calendrier scolaire.
Mais du côté des écoles, et plus particulièrement pour celles appliquant la pédagogie active, la ministre Glatigny fait fausse route. “On estime que l’évaluation continue est beaucoup plus porteuse, que les élèves sont généralement plus impliqués tout au long de l’année et que c’est comme cela que l’on construit véritablement des savoirs“, estime Olivier Petit, enseignant à l’école active à Uccle “Étudier des choses en un très court temps s’efface plus vite. Cela n’est pas comme ça que l’on construit des véritables apprentissages.”