La cellule Disparitions de la police Bruxelles-Capitale/Ixelles fête ses 20 ans
La cellule Disparitions (“Dispa”) de la police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles (PolBru) célèbre ses 20 ans d’existence. Créée en 2006 pour faire face à la complexité croissante des dossiers de personnes disparues, elle est aujourd’hui l’une des trois seules cellules locales spécialisées de ce type en Belgique, aux côtés de celles de Gand et d’Anvers.
■ Reportage de Jamila Saidi M’rabet et Marjorie Fellinger
En 2025, la cellule a traité 445 dossiers (contre 290 en 2015), dont 142 disparitions jugées inquiétantes. Elle a activé à 84 reprises la permanence Disparitions et diffusé 15 avis de recherche dans la presse. Le service a également dressé 960 procès-verbaux et délivré 872 apostilles. Les dossiers concernent aussi bien des disparitions de majeurs et de mineurs que des personnes amnésiques, des corps non identifiés, des tentatives d’enlèvement de mineurs ou des rapts parentaux nationaux.
“Plus de 90% des personnes disparues sont retrouvées“, a indiqué Anthony Ciullo, responsable de la cellule Dispa. Il rappelle toutefois qu'”une personne adulte a le droit de disparaître sans prévenir“. L’évolution des outils numériques a par ailleurs transformé le travail des enquêteurs. “Les réseaux sociaux ont rendu le métier plus compliqué, en raison de la masse d’informations à analyser“, souligne-t-il.
La cellule assure une permanence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et travaille en collaboration étroite avec la cellule fédérale des Personnes disparues. Elle constitue également un point de contact pour les familles, le parquet et les partenaires institutionnels.
“Ce qui distingue cette cellule, ce n’est pas seulement son expertise, mais aussi son humanité“, a souligné le chef de corps de PolBru, Michel Goovaerts. “Ses membres travaillent sur des dossiers où l’incertitude, la peur et l’espoir se rencontrent, tout en restant proches des familles et en agissant avec professionnalisme et détermination.”
Avec Belga – Photo : Belga