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La N-VA veut permettre une prise en charge forcée des femmes enceintes toxicomanes

La N-VA, dans la majorité fédérale, dispose d’une proposition de loi pour rendre possible un placement forcé de femmes enceintes toxicomanes. “Chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et un bébé né d’une mère toxicomane n’y a pas droit”, affirme Valerie Van Peel.

La présidente du parti plaide depuis longtemps pour une assistance obligatoire aux femmes enceintes toxicomanes. Les députées fédérales Sophie De Wit et Frieda Gijbels ont désormais transformé cette revendication en proposition de loi.

La proposition concerne spécifiquement les femmes qui continuent à consommer des drogues pendant leur grossesse. Leurs enfants naissent avec de graves symptômes de sevrage et souffrent souvent de handicaps physiques et mentaux. “Quiconque a déjà vu un tel bébé dans une couveuse, hurlant et se tordant de douleur, ne l’oubliera jamais. Ces enfants ont, en réalité, subi de la maltraitance in utero. En tant que société, nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser cela se poursuivre”, affirme Mme Van Peel.

Concrètement, la proposition de loi vise à autoriser un juge de paix à ordonner le placement d’office d’une femme enceinte toxicomane. Cette mesure ne serait envisageable qu’en dernier recours, “dans les situations les plus désespérées, lorsque toute aide volontaire s’avère insuffisante”, explique la présidente des nationalistes flamands.

Le texte N-VA entend prendre en compte la santé et la sécurité de l’enfant à naître. L’état de santé physique ou mental de la mère ne serait donc plus le seul critère pour décider d’un placement d’office.

Au niveau flamand, la ministre des Affaires sociales, Caroline Gennez (Vooruit), a élaboré un plan pour pouvoir imposer une assistance aux femmes enceintes via le juge de la jeunesse. Dans certains cas, cela pourrait aller jusqu’au placement forcé du bébé hors du domicile familial immédiatement après la naissance.

Le député fédéral Groen Stefaan Van Hecke a qualifié la proposition de la N-VA de “pure politique symbolique par laquelle la N-VA et Vooruit portent atteinte aux droits des femmes”. “En menaçant les femmes d’internement, on risque qu’elles renoncent à demander de l’aide par crainte des conséquences possibles. Il faut absolument éviter cela. Il faut s’attaquer aux listes d’attente dans le domaine de l’aide à la jeunesse et investir beaucoup plus dans l’aide aux toxicomanes: voilà ce qu’il faut faire.”

Belga

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