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Réforme du chômage : la Région bruxelloise renforce le contrôle de disponibilité des jeunes de moins de 25 ans

Le gouvernement bruxellois a engagé un processus d’adaptation du dispositif de contrôle de disponibilité des jeunes en stage d’insertion professionnelle, âgés de moins de 25 ans, a annoncé jeudi le ministre bruxellois de l’Emploi, Bernard Clerfayt (DéFI).

Un texte adopté dans ce sens par les ministres bruxellois a été soumis au Conseil d’État dont l’avis a été reçu la semaine dernière. Il sera présenté au gouvernement régional la semaine prochaine.
En cas d’approbation, les mesures pourront être mises en œuvre dès le 1er mars. Elles visent notamment à garantir le maintien du droit au stage d’insertion pour près de 1.500 jeunes de moins de 25 ans, selon les dernières estimations de l’Onem, a précisé le ministre.

Selon celui-ci, la réforme en cours du contrôle de la disponibilité s’inscrit dans un contexte particulièrement sensible: entre 2026 et 2027, près de 40.000 chercheurs d’emploi bruxellois perdront progressivement leurs allocations suite à la réforme fédérale du chômage.
Pour Bruxelles, l’enjeu est double: il importe de prévenir les ruptures de parcours et de garantir des procédures de contrôle efficaces, juridiquement solides et orientées vers l’emploi, a précisé M. Clerfayt, dans un communiqué.

La réforme sur laquelle le ministre a fait le point au Parlement dans ce sens mercredi vise notamment à réduire les délais de traitement pour permettre aux jeunes d’accéder rapidement à un accompagnement vers l’emploi; à renforcer la sécurité juridique de la perception d’allocation d’insertion de certains jeunes; et à rendre le contrôle plus effectif, en le reliant directement à un accompagnement renforcé vers l’emploi.

Dans une logique d’activation, Actiris a déjà engagé un accompagnement renforcé dès l’inscription; un premier contact dans les 15 jours suivant l’inscription; l’élaboration systématique d’un Plan d’action individuel; des propositions immédiates en matière d’emploi, de formation ou de stage; et un renforcement du bilan de compétences renforcé.
“Le contrôle de la disponibilité est d’abord une action positive, pensée au bénéfice des jeunes: plus vite on active, plus grandes sont les chances de retour vers l’emploi”, a commenté le ministre.

Belga

■ Reportage de Valentine Rolus 
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