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“Des millions d’euros vont retomber à charge de nos communes, et donc sur les citoyens”

Plusieurs bourgmestres et présidents de CPAS bruxellois ont publié ce lundi dans La Libre une carte blanche appelant “le gouvernement fédéral à assumer pleinement ses responsabilités et à financer correctement les tâches qu’il leur impose.” On en parle avec Fabrice Cumps (PS), bourgmestre d’Anderlecht dans Bonjour Bruxelles.

Plus que de l’aide, on demande d’arrêter de prendre des décisions qui sont confortables pour les niveaux de pouvoir supérieur, mais qui reportent les charges sur le niveau qui est le plus proche du citoyen“, précsie Fabrice Cumps. “Et c’est nous qui assumons toutes les conséquences des décisions qui sont prises au niveau supérieur. Des conséquences financières qui forcément, un jour ou l’autre se répercuteront sur le citoyen.”

La réforme du chômage, désormais limité dans le temps, a le plus gros impact sur les finances des communes. “Pour l’instant, il n’y a pas encore d’effet concret sur nos finances parce que la perversité de la mesure, c’est qu’elle s’installe, elle s’inscrit sur le long terme. Les deux premières années, on devrait avoir une compensation suffisante pour couvrir nos charges mais par contre, on va devoir assumer l’entièreté des charges des CPAS si on n’arrive pas à mettre les exclus du chômage au travail. On demande donc aux CPAS de faire le boulot que les spécialistes comme Actiris, le VDAB et le Forem n’ont pas réussi à faire pendant des dizaines d’années. Dans deux ans, on va avoir des millions d’euros qui vont retomber sur nos communes.”

En plus, “c’est quelque part la double peine“, ajoute le bourgmestre d’Anderlecht. “Ce sont les communes les plus pauvres qui accueillent le plus de personnes dans les CPAS et qui par ailleurs doivent assumer elles-mêmes la charge financière. Il n’y a pas de solidarité qui est mise en place entre les communes riches et les communes pauvres.”

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“Je récuse fermement le terme de Good Move 2”

Sujet de discorde et de fortes tensions depuis plusieurs semaines à Anderlecht: le chantier de la chaussée de Mons, surnommés Good Move 2, un terme que le bourgmestre “récuse fermement, qui fait référence à un épisode traumatisant il y a trois ans par rapport au contrat local de mobilité sur Cureghem. Mais ici, on n’est pas du tout dans le même cadre. C’est un chantier de rénovation de l’espace public avec des aménagements provisoires qui sont là depuis huit ans, des blocs en béton que tout le monde décrie à juste titre.”

“Je suis heureux que la Région mette de l’argent aussi dans les quartiers populaires et pas uniquement dans le centre de la ville”, précise Fabrice Cumps. “Je serais content qu’on pérennise les aménagements mais c’est vrai qu’il y avait deux pans plus problématiques: les flux de circulation et la mise en sens unique d’une toute petite partie de la chaussée et la disparition trop importante, selon nous, du nombre de places de stationnement. On a effectivement des contacts avec la ministre qui se passe très bien, de manière très constructive. On est évidemment limité par les contraintes techniques, mais en tout cas, l’écoute est positive jusqu’à présent.”

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