Surpopulation carcérale : 86 personnes sont privées de lit en Région de Bruxelles-Capitale
Le nombre de détenus condamnés à dormir sur un matelas à même le sol dans les prisons belges a diminué, mais ils sont toujours 482 concernés, a indiqué lundi le syndicat socialiste. Un nombre confirmé par l’administration pénitentiaire. Le pic de la crise a été atteint en fin d’année, avec près de 700 personnes qui ne disposaient pas d’un lit.
Désormais, 246 détenus sont concernés en Flandre : majoritairement à Anvers (52) et Gand (37). Suivent ensuite les prisons de Termonde (35), Ypres (32) et Hasselt (23). Des personnes sont également obligées de dormir sur un matelas au sol à Audenarde et Bruges (18), Turnhout (13), Malines (9) et Louvain secondaire (9).
En Wallonie, les 150 détenus sans lit sont répartis comme suit : 28 tant à Marche-en-Famenne qu’à Leuze-en-Hainaut, 21 à Mons, 19 tant à Nivelles qu’à Tournai, 14 à Jamioulx, 12 à Namur et 9 à Arlon.
Enfin, 86 personnes sont privées de lit en Région de Bruxelles-Capitale.
Le syndicat socialiste se montre prudemment optimiste quant au changement de tendance. Un changement qui est fragile car la baisse s’explique, selon lui, par le fait que la période de fin d’année est traditionnellement moins chargée en admissions dans les établissements, vu le rythme ralenti de la justice.
Il souligne que les problèmes structurels persistent. “Il y a toujours près de 2.400 détenus de trop dans les prisons belges, et 300 lits sont des lits d’urgence”. Il appelle le gouvernement à ne pas tirer de conclusion trop hâtive de la baisse.
Belga