Exclusion du chômage : un dispositif spécial mis en place au CPAS de Forest

Le début du mois est toujours chargé pour les CPAS, mais aujourd’hui, les travailleurs doivent également gérer les dossiers des personnes exclues du chômage.

À Forest, les premières personnes exclues du chômage ont poussé les portes du centre dès 9h ce lundi : “En tout, leur nombre sera de 2140 dans la commune“, précise Séverine de Laveleye, la présidente du CPAS (Ecolo). “Lors de la première vague, il y aura 209 personnes. Lors des prochaines vagues, ce sera aux alentours de 500-600 personnes“.

Pour les accueillir, une antenne spécifique a été ouverte à quelques pas de la maison communale.

Pour chaque chômeur exclu qui s’adresse au CPAS, une enquête sociale est réalisée afin de déterminer s’il a droit au revenu d’intégration sociale. C’est une source d’angoisse pour certains : “Il y a des personnes qui introduisent des demandes en ayant la crainte, parfois, de ne pas pouvoir ouvrir un droit“, explique Maïté Marc, assistante sociale en chef à l’antenne chômage. “C’est très problématique et ça génère beaucoup d’angoisse supplémentaire. S’ils n’ouvrent pas de droit chez nous, qu’est-ce qu’il va se passer après ?“, s’interroge-t-elle.

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Impossible de dire combien de personnes vont pouvoir bénéficier de ce droit. Le CPAS de Forest estime qu’ils seront entre 33 et 50%. Les responsables assurent que la réponse leur sera transmise en un mois.

Pour l’institution, la réforme du chômage a un coût qui pèse lourd pour les finances communales. “On doit louer un bâtiment, c’est une centaine de milliers d’euros par an. On doit recruter des équipes. Une dizaine de personnes ont déjà recrutées et d’autres devraient arriver dans les semaines qui viennent, pour tout l’accompagnement de remise à l’emploi“, liste Séverine de Laveleye. “Il y a aussi les aides sociales. Dans un premier temps, le revenu d’intégration sociale des personnes exclues du chômage sera pris en charge par l’État fédéral, mais pour une durée très courte. Petit à petit, cela vont revenir partiellement à charge des fonds directs du CPAS“.

Pour financer ce dispositif, le CPAS a dû contracter un prêt. Les 285.000 euros promis par le fédéral en 2025, pour faire face aux charges supplémentaires, n’ont toujours pas été versés.

■ Reportage de Jean-Christophe Pesesse et Charles Carpreau

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