Série d’été “I.els font Bruxelles” : Klou, autrice, dessinatrice et travailleuse du sexe, raconte son parcours
Le message de Klou est de dire : “Le travail du sexe est un travail. On doit pouvoir vivre ce travail comme tout le monde. On doit aussi pouvoir s’en plaindre.”
Klou est autrice, dessinatrice et travailleuse du sexe. Elle raconte son parcours et son engagement dans un roman graphique Bagarre érotique, un roman intime et politique. Pour elle, vendre une prestation sexuelle n’est ni dégradant ni traumatisant.
“Je me suis inscrite un jour sur un site pour faire de l’escorting de façon un peu intuitive,” raconte Klou, “je me suis dit qu’on allait voir ce qui allait se passer. Et en fait c’était très simple pour moi. J’en suis sortie en me disant que ça me donnait de la force, du pouvoir et je me sentais puissante. C’était aussi une manière de faire de l’argent.”
Klou explique avoir un “gros problème avec l’autorité” et que, donc, “c’était compliqué pour moi d’avoir un patron, d’avoir des horaires et un cadre à respecter. A ce moment-là, aller dans cette direction était le meilleur choix que je pouvais faire pour moi”.
Elle explique en avoir parlé à ses proches et que “tout le monde a été dans l’acceptation et pas dans le jugement (…) mais j’avais quand même envie de me rapprocher d’autres travailleuses du sexe et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à politiser la chose.”
Pour Klou, il ne faudrait plus avoir “honte de son désir” et pense que rendre visite à un ou une travailleuse du sexe est un “cadre hyper safe pour mettre ou remettre un pied dans sa sexualité. Je pense que c’est un endroit d’extrême sécurité pour explorer sa sexualité. Et je crois que c’est quelque chose dont les femmes et les personnes Queer ont besoin”.
BX1 – Photo : BX1
► Série d’été : i.els font Bruxelles
- Un reportage de Cyprien Houdmont