Le chef de la Défense affirme que le maintien des militaires en rue a eu “des effets néfastes” sur l’opérationnalité

Chief of Defence Marc Compernol pictured during a visit of the King of Belgium to the NATO Enchanced Forward Presence Belgian militaries, based in Rukla, part of a one day visit of Belgian king in Lithuania, Thursday 04 May 2017. BELGA PHOTO POOL DANNY GYS

L’engagement de plus d’un millier de militaires dans l’opération “Vigilant Guardian” de sécurité intérieure, en cours depuis janvier 2015, a des “effets néfastes” sur l’opérationnalité de l’armée, a prévenu mardi le chef de la Défense (Chod), le général Marc Compernol.

“Ce n’est pas notre mission (première), on le fait parce que le gouvernement nous le demande (d’appuyer la police fédérale, ndlr)”, a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec quelques journalistes à Bruxelles. Le “patron” de l’armée, qui célèbre jeudi le premier anniversaire de son entrée en fonction comme Chod pour un mandat de quatre ans, a souligné que ses militaires étaient “fiers” de remplir cette mission de surveillance en rue et dans les gares, stations de métro et aéroports – ainsi que sur les sites des centrales nucléaires. Mais le général Compernol a averti que cette mission avec des effectifs aussi importants – les forces armées comptaient, selon une source informée, 28.300 militaires au 1er juillet, dont 7.000 environ susceptibles d’être engagés dans OVG, “a des effets négatifs sur notre opérationnalité”.

Cette mission a débuté en janvier 2015 et mobilise actuellement 1.250 hommes et femmes. Ce qui signifie que cette opération a d’importantes conséquences pour la vie familiale et sociale des militaires qui y participent et entraîne, de sérieuses limitations à leur entraînement en vue d’opérations à l’étranger, selon de nombreux chefs militaires. (avec Belga, photo Belga/Danny Gys)

Partager l'article

11 juillet 2017 - 15h30