Ecolo demande un air plus pur en Région bruxelloise : « 12.000 Belges meurent chaque année »

20090109 - BRUSSELS, BELGIUM: Illustration picture shows CO2 emission of smoke coming out from a car muffler in a street in Brussels, on Friday 09 January 2009. Today started a speed limit on the roads and highways because of the smog (air pollution),  an increased level of fine dust particles in the air. BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Plusieurs élus écologistes, dont la co-présidente des Verts Zakia Khattabi, ont « objectivé » lundi matin à l’heure de pointe, sur l’avenue de la Couronne à Ixelles, « la mauvaise qualité de l’air ». « A 08h30, le taux de particules fines (PM 2,5) s’élevait à 31 µg/m³, soit un taux de pollution de l’air supérieur au seuil fixé par l’Organisation mondiale de la Santé », a ainsi indiqué Mme Khattabi, soulignant que ces polluants constituent un risque sanitaire grave pour la population. Elle appelle dès lors le Premier ministre Charles Michel à une politique volontariste en matière environnementale.

« Comme il n’y a pas de normes fixées au niveau européen concernant le seuil de PM 2,5 à ne pas franchir, on a été obligé de faire la corrélation en fines particules PM 10, ce qui correspond alors à un taux de 62 µg/m³. Ce relevé est supérieur au 50 µg/m³, soit le seuil européen de pollution à ne pas dépasser ou nécessitant une alerte de la population, ainsi qu’au plafond de l’OMS situé à 25 µg/m³ », explique Patrick Böttcher, conseiller politique en Santé et en Environnement chez Ecolo. « La pollution de l’air provoque chaque année le décès prématuré de quelque 12.000 Belges », indique Zakia Khattabi. « Or des mesures peuvent être prises afin d’améliorer la qualité de l’air », mais à ce stade, « la réaction des autorités locales, régionales, fédérales et européennes, est insuffisante en matière de système de mesures », épingle le parti écologiste.

Zakia Khattabi appelle dès lors le Premier ministre Charles Michel « à une politique volontariste en matière environnementale alors que le gouvernement cherche à faire des économies dans les soins de santé ». Selon le parti écologiste, qui cite un rapport de l’OMS publié en 2016, la Belgique dépense annuellement 16 milliards en soins de santé pour les coûts de pollution. « Des incitants pour réduire la pollution pourraient être mis en place, comme à Paris, par exemple, où la gratuité des transports en commun est d’application lors de pic de pollution », poursuit Mme Khattabi. L’action menée ce lundi est d’autant plus pertinente, selon Ecolo, que le sommet du G7 s’est terminé ce week-end sans accord sur l’environnement et alors que les pays signataires de l’Accord de Paris sur le climat, dont fait partie la Belgique, doivent honorer leurs engagements. (Belga)

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29 mai 2017 - 15h37