Sophie de Vos : “Pas de destruction du viaduc Hermann-Debroux, sans solution de mobilité en amont”

La nouvelle bourgmestre d’Auderghem, Sophie de Vos (DéFI) espère voir bientôt la fin du viaduc, mais à une seule condition : que des solutions de mobilités soient trouvées.

L’un des gros dossiers sur le bureau de la bourgmestre d’Auderghem est celui du viaduc Hermann-Debroux. Faut-il le détruire ? Comment ? Et surtout, quelles solutions sont possibles ? “Cela fait des dizaines d’années qu’on dit que cette balafre, construite sans permis, n’est vraiment pas un cadeau pour Auderghem, que 40.000 automobilistes rentrent par là tous les jours et que ce n’est pas non plus très bon pour la qualité de l’air et la qualité de vie“.

► À voir également : Elle a prêté serment : Sophie De Vos, une nouvelle bourgmestre pour Auderghem

Malgré les différents problèmes, tant qu’il n’y a pas de solutions pour améliorer la situation, le viaduc ne sera pas détruit. “On veut un certain nombre de solutions de mobilité en amont, comme, par exemple la prolongation du tram 8, un hub de mobilité, un parking de dissuasion…

En effet, un des risques si le viaduc est abattu sans solution par la suite, c’est que le boulevard principal devienne une forme d’autoroute. Mais la nouvelle bourgmestre se veut rassurante, tant qu’aucune solution n’est actée, il n’y aura pas de démolition. “On ne veut pas que ça devienne un cauchemar pour les Auderghemois. Donc, je veux absolument rassurer les Auderghemois à ce sujet, pas de destruction du viaduc, sans solution de mobilité en amont“.

Le viaduc pour les navetteurs

Une inquiétude est présente du côté du Brabant-Wallon concernant la mobilité des personnes extérieures à la capitale. En effet, sans le viaduc, des bouchons risquent d’être très présents à l’entrée de Bruxelles. Sophie de Vos entend les retours et pourtant, elle souligne que, des solutions pour fluidifier la circulation existent déjà.Les mentalités et surtout les modes de déplacements évoluent, si un navetteur sur quatre covoiturait déjà aujourd’hui, il n’y aurait pratiquement plus de bouchons. Donc, je pense qu’il y a aussi des solutions pour les navetteurs, outre le RER“.

Retrouvez en intégralité l’interview de Sophie De Vos

■ Camille Paillaud / Une interview réalisée par Fabrice Grosfilley

Partager l'article

30 mars 2022 - 18h30
Modifié le 31 mars 2022 - 09h23