Procès du rachat d’Anderlecht : la juge récusée, une nouvelle audience devra être organisée
Le dossier judiciaire autour de la vente du Sporting à Marc Coucke connaît un nouveau rebondissement. La procédure, déjà marquée par plusieurs difficultés, va devoir repartir devant une nouvelle composition du tribunal.
La demande de récusation déposée par la défense de l’agent de joueurs Christophe Henrotay dans le cadre du procès concernant le rachat du club de football RSC Anderlecht par l’homme d’affaires Marc Coucke, en 2017, a été jugée fondée par la cour d’appel de Bruxelles. C’est ce qu’a annoncé Maître Dimitri de Béco, l’avocat de Christophe Henrotay. L’ensemble du procès, qui avait déjà connu des débuts difficiles, devra désormais reprendre devant un tribunal composé différemment.
Dans cette affaire, outre Henrotay, l’ancien PDG du RSC Anderlecht, Jo Van Biesbroeck, et l’ancien directeur du club de football, Herman Van Holsbeeck, doivent notamment répondre de leurs actes, car ils auraient escroqué Coucke lors de cette acquisition. Selon le parquet fédéral, la vente du club de football aurait en effet donné lieu à diverses irrégularités. Ainsi, l’acquéreur final, l’homme d’affaires Marc Coucke, se serait vu présenter de faux tableaux financiers afin de le convaincre de racheter le club. De même, le contrat de l’ancien joueur Leander Dendoncker aurait été modifié pour permettre à Christophe Henrotay, qui avait présenté un autre candidat au rachat, de percevoir une commission d’intermédiaire de 3 millions d’euros, à la charge du nouveau propriétaire.
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Le procès aurait dû débuter le 28 mai, mais la veille, le 27 mai, la défense de Christophe Henrotay a déposé une demande de récusation à l’encontre de la présidente du tribunal. Selon l’avocat de l’agent de joueurs, cette présidente avait, lors d’un échange entre les parties et le tribunal, adopté une attitude qui avait fait naître un soupçon légitime quant à sa capacité à traiter le dossier avec la sérénité et l’impartialité requises.
La Cour d’appel de Bruxelles a désormais déclaré cette demande de récusation fondée, comme l’indique Maître de Béco : “La cour d’appel de Bruxelles a estimé que la manière dont la présidente de la chambre correctionnelle chargée de traiter cette affaire s’était adressée à moi pouvait susciter des doutes quant à sa capacité à juger l’affaire de mon client avec la sérénité et l’impartialité requises.”
Belga – Photo : Belga Image