Le Conseil bruxellois de l’Environnement demande une nouvelle approche face aux contaminations au PFAS
Le Conseil en appelle enfin à une “répartition équitable des responsabilités et des coûts, afin d’éviter que la charge ne repose principalement sur les pouvoirs publics ou les usagers“.
Le Conseil bruxellois de l’Environnement plaide pour une approche globale et intégrée de la problématique des PFAS en Région bruxelloise. Dans un avis rendu d’initiative, dans le contexte de contaminations récemment mises en évidence sur le territoire bruxellois, cette instance consultative a pointé les limites du cadre réglementaire actuel, en particulier en ce qui concerne les sols et les eaux souterraines.
Elle souligne “l‘absence d’un dispositif spécifique, cohérent et suffisamment évolutif pour répondre à la complexité de ces substances persistantes et à leurs effets à long terme“.
Dans un communiqué, le Conseil de l’Environnement estime qu’une approche globale et intégrée devrait combiner la gestion des situations de contamination existantes, la prévention des pollutions futures et la protection durable de la ressource en eau potable. Il insiste également sur la nécessité d’anticiper les conséquences sanitaires et environnementales, dans une logique de précaution et d’intérêt général.
Au-delà des aspects environnementaux, l’avis attire l’attention sur les enjeux économiques et sociaux liés à la gestion des PFAS, notamment en ce qui concerne le coût du traitement de l’eau, l’impact potentiel sur le prix de l’eau pour les citoyens et l’application effective du principe du pollueur-payeur.
Le Conseil en appelle enfin à une “répartition équitable des responsabilités et des coûts, afin d’éviter que la charge ne repose principalement sur les pouvoirs publics ou les usagers”.
Belga