“Place aux actes”, “10 jours pour qu’ils changent de formule”: les politiques réagissent à la relance des négociations budgétaires
Les personnalités politiques ont rapidement réagi après que le roi Philippe a refusé la démission du Premier ministre Bart De Wever.
Ce matin, le roi Philippe a refusé la démission de Bart De Wever après leur rencontre au Palais royal. Le souverain demande au Premier de continuer les négociations budgétaires et lui donne rendez-vous le 16 novembre prochain pour un nouveau rapport.
Du côté de certains partis de la majorité et de l’opposition, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. “10 jours pour espérer qu’ils changent enfin de formule et arrêtent de vider les poches des citoyens. (…) Si tout le monde doit faire des efforts, il faut commencer par faire contribuer justement celles et ceux qui ont le plus de moyens. C’est une question de justice fiscale, mais aussi de bon sens économique. On ne sortira pas de cette crise en faisant toujours payer les mêmes“, écrit le PS citant son président Paul Magnette.
“Il aura donc fallu que le Roi remonte les bretelles des présidents de parti de l’Arizona pour qu’ils s’engagent en fait à faire leur job: assumer leurs responsabilités et faire des compromis. Place aux actes, maintenant“, tranche pour sa part Sophie Rohonyi, présidente de DéFI, sur X.
Frédéric De Gucht, le président d’Anders, souhaite sur les réseaux sociaux “beaucoup de succès” à Bart De Wever, tout en insistant sur le fait de ne pas augmenter les impôts. “Notre pays et notre économie ne peuvent plus se permettre de rester à l’arrêt. Il est grand temps d’avoir un budget qui comprenne qu’il faut et qu’il est possible de faire des économies au niveau de l’État, qui mise sur la croissance économique et qui reconnaisse qu’augmenter encore les impôts est une mauvaise idée.”
Le ministre des Affaires étrangères et Vice-Premier Maxime Prévot (Les Engagés) se montre quant à lui optimiste. “Je me réjouis que le Roi ait reçu l’engagement de chaque président de la majorité de vouloir atteindre un résultat aussi rapidement que possible. Je suis dans les starting-blocks pour redémarrer les réunions de négociation dès que le Premier ministre nous conviera. La situation économique et sociale de notre pays exige en effet au plus vite un budget juste et crédible pour l’avenir.”
Rédaction