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Gouvernement bruxellois : les négociateurs néerlandophones satisfaits de l’accord

Les négociateurs sont entrés au Parlement bruxellois ce matin. Au menu des discussions : la répartition des postes et des compétences. Elle a été au centre des tensions et des blocages lors des 613 jours de crise.

Le gouvernement bruxellois se compose de cinq ministres : un ministre-président issu du parti le plus important, le MR, de deux ministres francophones et de deux ministres néerlandophones (Groen et Anders). Trois secrétaires d’État seront aussi nommés : deux francophones (MR et PS) et un néerlandophone issu de Vooruit.

Quel rôle pour le CD&V ?

Cette question a été l’un des points de blocage importants dans les discussions : comment former une majorité néerlandophone à quatre partis avec seulement trois postes disponibles ?
C’est finalement le CD&V qui occupera un autre poste : “Avec le CD&V, on n’a pas voulu créer de nouveau mandat politique dans un contexte où il faut faire des économies. On aura moins de fonctionnaires, par exemple dans l’administration. On a donc choisi de ne pas monter dans le gouvernement. Moi, je serai président du conseil de la VGC”, partage Benjamin Dalle, chef de file du CD&V à Bruxelles.

Les chrétiens-démocrates flamands seront donc associés aux travaux du gouvernement et pourront donner leur avis sur les dossiers les plus importants.
Benjamin Dalle ajoute : “On a négocié, ça n’était pas toujours facile, mais on est très contents des priorités du CD&V qui sont dans l’accord.”

Satisfaction du côté de Groen

Elke Van den Brandt se montrait aussi optimiste ce matin concernant l’accord, avant d’entrer dans la négociation des postes et des compétences : “Ce sont des compromis avec beaucoup de partis autour de la table. J’ai dû me battre.”

La cheffe de file de Groen a aussi tenu à ajouter : “Depuis 600 jours, c’est le monde associatif qui a tenu Bruxelles en main. C’est grâce aux Bruxellois, aux associations bruxelloises, qu’ils méritent un gouvernement qui les soutienne.”

Le parti Groen occupera un poste de ministre dans ce gouvernement bruxellois. Il s’agira sans doute d’un poste important pour le plus grand parti néerlandophone de la capitale. Groen était déjà présent dans la précédente législature, mais ne sera pas accompagné de son équivalent francophone. Ecolo siégera dans l’opposition.

La place centrale du budget pour Anders

Le parti Anders (ex-Open VLD) s’est montré très difficile dans les discussions pendant la crise : d’abord en voulant imposer la N-VA dans la majorité néerlandophone, ensuite en négociant durement sur le budget : “Je pense que c’est un bon accord qui remet la Région sur les rails, mais qui développe une ambition en lien avec les attentes des Bruxellois. Après autant de jours, c’est plus que nécessaire de créer une vraie ambition pour cette région”, déclare Dirk De Smet.

Anders insiste sur la dynamisation de l’économie bruxelloise et sur les défis de la Région en termes de propreté et de sécurité. Pour Anders, l’accord est ambitieux et le travail doit commencer au plus vite. Un des objectifs principaux de ce gouvernement sera d’atteindre l’équilibre budgétaire pour 2029.

Rémy Rucquoi

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