Aller au contenu principal
BX1

Fusion des zones de police : “Un trophée obtenu par les flamands lors des négociations gouvernementales”, selon Benoît Cerexhe

La réforme fédérale visant à fusionner les six zones de police bruxelloises en une seule zone unique suscite une opposition sans précédent de la part des 19 bourgmestres de la capitale. La conférence des bourgmestres de Bruxelles a récemment adopté à l’unanimité un avis sévère sur l’avant-projet du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), dénonçant ce qu’ils considèrent comme une réforme précipitée et mal pensée.

Les 19 bourgmestres de la capitale sont unanimes dans leur opposition. Selon Benoît Cerexhe, Bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre (Les Engagés), il s’agit d’une décision motivée par des enjeux politiques: “Je ne comprends pas la philosophie de cette réforme, si ce n’est de faire plaisir aux partis flamands de cette majorité, qui ont depuis des années la fusion des communes, des CPAS, et des zones de police dans leur programme. Les flamands ont obtenu ce trophée lors des négociations gouvernementales.”

Un argument que conteste Catherine Delcourt, députée fédérale (MR): “C’était dans notre programme, au niveau du MR, donc il ne s’agit pas d’un cadeau à la N-VA, ni aux partis flamands. C’est vision plus globale sur la sécurité à Bruxelles qui a ses spécificités métropolitaines avec des problématiques qui ne se rencontrent nulle part ailleurs dans le pays.”

Un blocage persistant: trois raisons à l’opposition des bourgmestres

L’avant-projet de loi a été finalement approuvé en deuxième et dernière lecture, après quelques modifications le 23 décembre 2025.  L’objectif du ministre de l’intérieur Bernard Quintin (MR) est de rendre la fusion opérationnelle dès 2027… Mais du côté des bourgmestres bruxellois, le projet ne convainc pas.

Leurs critiquent s’articulent autour de trois axes principaux :

Opérationnel : le projet n’est, selon eux, ni justifié par les expertises ni souhaité par les policiers sur le terrain. Ils dénoncent le risque de perturber la police de proximité et de créer une réorganisation lourde en période de tension sécuritaire.

Budgétaire : la réforme avance plus vite que le réexamen de la norme KUL, clé de répartition des moyens fédéraux, laissant planer une incertitude sur le financement futur des forces bruxelloises.

Institutionnel et juridique : la fusion forcée crée un traitement spécifique pour Bruxelles, perçu comme discriminatoire et contraire aux principes de séparation des pouvoirs et de contrôle démocratique.

BX1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur nos mentions légales