Budget bruxellois: “Je ne connais pas de buget qui ne soit pas tendu”, reconnaît Boris Dilliès
Le budget a été négocié, avec une bonne dose de tensions ce week-end. Le ministre-président bruxellois n’y voit que du normal, confesse qu’il s’agit d’un équilibre entre familles de droite, de gauche et du centre. Avant d’affirmer que le gros de l’effort sera réalisé via des non remplacements dans la fonction publique.
“Nous y sommes parvenus“, se félicite Boris Dilliès, “j’aimerais beaucoup plus de bonnes nouvelles mais on ne peut presser l’eau d’une pierre (…) nous maintenons l’objectif de l’équilibre en 2029 via une rationalisation des administrations. Pour autant nous ne procédons pas à des licenciements“. Et le libéral d’insister “il y a toujours quelqu’un qui paye et ce quelqu’un c’est le citoyen“.
Concrètement, Bruxelles va vendre certains bureaux inutilisés dont ceux du ministre-président, débloque 15 millions d’euros pour les CPAS, garantit un tarif des abonnements STIB inchangé. “Il était important de ne pas attaquer le pouvoir d’achat des bruxellois qui se déplacent en transports publics (…) concernant la taxe automobile on tient compte du volume, on encourage les plus petits véhicules.” L’IPP (impôt des personnes physique) sera réduit de 1%, la prime Be Home doublée et le tunnel Louise sera rénové.
Le Musée Kanal sera bien inauguré fin novembre, dans un autre esprit avec notamment des gestionnaires ayant une expérience dans le privé : “Il faut des gens qui connaissent le secteur, être gestionnaire ce n’est pas un gros mot”.
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À propos de sécurité, Boris Dilliès confirme l’engagement d’un commissaire aux drogues au sein de Safe Brussels, le placement de caméras notamment autour des gares.
SLRB : 100 millions de renflouement mais le cas Mostefa pas tranché.
Interrogé sur le budget de la SLRB, un temps bloqué à la demande de son président de parti, Boris Dilliès précise : “Il y a deux dossiers : 100 millions d’euros sont acquis pour la SLRB. À côté, il y a la question de 400 millions de consolidation pour lequel aucune décision n’a été prise car le dossier n’est pas encore venu à la table du gouvernement “. Et le libéral de prévenir, si ce devait être le cas, que renommer Lotfi Mostefa à la tête du Foyer Anderlechtois “était un mauvais signal“.
À propos d’étique, le ministre-président, qui fût un temps député, se montre un peu crispé par la sortie de Julien Moinil et l’appelle à rendre public le nom du député bruxellois qui l’a appelé pour demander la libération de prison d’un de ses proches. “Ce serait plus sain car depuis le climat est délétère”, regrette Boris Dilliès.
■ Revoir l’intégralité de l’interview de Boris Dilliès par Michel Geyer