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Manifestation à Bruxelles : le calme est revenu après une journée sous haute tension

La manifestation de plusieurs centaines de personnes a été suivie d’affrontements avec la police et de dégradations dans différents quartiers de la capitale.

Le calme semble être revenu vers 20h00 samedi dans le centre de Bruxelles, au terme d’une journée extrêmement mouvementée. La police maintient toutefois une surveillance autour de la place de la Bourse et dans les rues avoisinantes. Selon la police bruxelloise, une dizaine de personnes ont été interpellées dans le courant de la journée.

Entre 18h00 et 19h00, de multiples affrontements avaient encore éclaté aux abords de la place de la Bourse entre les forces de l’ordre et des jeunes manifestants. La police a finalement contraint le groupe à quitter les lieux en recourant à une charge et à des gaz lacrymogènes.

Peu après, un nouveau cortège s’est formé sur le boulevard Anspach et s’est dirigé vers la porte de Ninove via les rues adjacentes. Sur leur trajet, des poubelles ont été renversées et incendiées, tandis que des vélos et trottinettes partagés ont été abandonnés au milieu de la voirie.

À la suite de diverses interventions et interpellations menées par des policiers en civil, les participants à ce rassemblement se sont également dispersés.

■ Reportage de Rémy Rucquoi, Gauthier Flahaux et Louis Dominé

Une manifestation d’abord pacifique

Quelque 500 à 600 manifestants aux revendications diverses se sont rassemblées aux abords de la gare Centrale avant déambuler de Bruxelles-Central à Bruxelles-Midi samedi matin. La police précise qu’aucune demande d’autorisation n’avait été introduite auprès des autorités compétentes. “La manifestation s’est déroulée dans le calme dans un premier temps, à la suite des concertations entre la police et les participants”, précise la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles.

Ils sont arrivés vers midi à l’esplanade de l’Europe où la police les empêchait d’aller ailleurs. Des affrontements ont eu lieu vers 12h30 entre les deux camps et la police a usé de gaz lacrymogène et de canon à eau. “Plusieurs fauteurs de troubles étaient en possession d’objets potentiellement dangereux, notamment du matériel pyrotechnique, des panneaux de signalisation et des liquides inflammables. Afin de rétablir l’ordre public et de garantir la sécurité, les services de police ont été contraints de recourir à des moyens particuliers“, justifie la police.

Dans l’après-midi, la police et quelques fauteurs de trouble se poursuivaient dans les environs de la gare du Midi et ailleurs à Bruxelles. Après plusieurs charges policières, la plupart des manifestants se sont rendus place Victor Horta et rue des Vétérinaires à Anderlecht.

Après un jeu du chat et de la souris à travers les rues d’Anderlecht, la police bruxelloise a intercepté le groupe de manifestants au square Albert Ier. Sur place, plusieurs groupes de manifestants ont été encerclés par des agents armés. De temps à autre, un manifestant est extrait du groupe et interpellé.

En chemin, des manifestants avaient incendié çà et là des vélos et des trottinettes partagés, ou avaient formé des barricades avec ces engins, mais aucun dégât plus grave ne semble avoir été causé.

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Des dégradations à Lemonnier

Plusieurs troubles ont à nouveau éclaté samedi après-midi dans le centre-ville de Bruxelles, a constaté Belga sur place. La police bruxelloise avait intercepté plus tôt un groupe de manifestants à Anderlecht.

Des manifestants ont commis plusieurs dégradations au niveau du boulevard Lemonnier et de l’avenue de Stalingrad. Plusieurs sacs-poubelles ont été incendiés, du matériel de chantier a été endommagé et une voiture partagée s’est retrouvée sur le toit.

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BELGA PHOTO ANTONY GEVAERT

La police bruxelloise a fait usage de gaz lacrymogène et a effectué des charges pour disperser les émeutiers. Elle a par ailleurs déjà procédé à quelques arrestations.

► Voir notre reportage | “Je ne veux pas qu’on me plaigne, je veux qu’on sache”: les témoignages de violences policières se multiplient

Les échauffourées se déplacent vers la gare de Bruxelles-Central

Les échauffourées se sont déplacées samedi après-midi vers la gare de Bruxelles-Central, a constaté Belga sur place. D’importants dégâts ont été observés dans le quartier des Marolles. Le siège de la fédération bruxelloise du PS a notamment été attaqué et ses vitres ont été brisées.

Sur la place de Dinant, un conteneur à déchets a également été incendié.

Vers 15h40, un important groupe se trouvait sur la place de l’Albertine, attenante à la gare Centrale. Des affrontements avec la police y ont éclaté à plusieurs reprises. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et plusieurs personnes ont été interpellées.

Ce groupe comprend de très nombreux mineurs, dont certains seraient âgés de moins de 12 ans.

Bernard Quintin condamne une “violence pire et simple”

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a condamné les nouvelles émeutes survenues à Bruxelles. Ce qui a débuté comme une manifestation de jeunes à la gare Centrale s’est transformé en émeutes et en un jeu du chat et de la souris de plusieurs heures avec les forces de l’ordre.

Selon M. Quintin, il ne s’agit plus d’une action de protestation. “C’est de la violence pure et simple, organisée et répétée pour déstabiliser notre société. La police fédérale soutient la police locale“, a-t-il précisé.

Le ministre promet que “tous les moyens nécessaires seront utilisés pour rétablir l’ordre face aux émeutiers“.

Avec Belga – Photo : Belga Image