Aller au contenu principal
BX1

Suppression de 1.000 places d’accueil: Anneleen Van Bossuyt dit discuter avec Bruxelles

Le gouvernement fédéral et l’exécutif bruxellois discutent de la manière dont certains profils peuvent être mieux orientés vers un accompagnement adapté et, lorsque cela est possible, vers un “retour durable”, a indiqué mardi la ministre fédérale de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), après une mobilisation contre la suppression annoncée de 1.000 places d’accueil à Bruxelles.

“Nous reconnaissons que la migration a un impact considérable sur Bruxelles et nous voulons donc collaborer de manière constructive”, a déclaré la ministre. “Nous sommes autour de la table avec le gouvernement bruxellois pour examiner comment mieux orienter certains profils vers l’accompagnement adéquat et, lorsque c’est possible, vers un retour durable.” Des accords clairs sont actuellement recherchés afin d’aboutir à “une solution praticable”, selon elle.

Anneleen Van Bossuyt dit par ailleurs “comprendre pleinement la forte pression” à laquelle Bruxelles est confrontée en matière d’accueil des personnes sans abri. “La problématique est très complexe, mais en tant que ministre de l’Asile et de la Migration, je ne suis pas compétente pour l’accueil des sans-abri. Cela reste, jusqu’à nouvel ordre, une compétence de la Région bruxelloise”, a-t-elle souligné. Le fédéral assume, selon elle, sa responsabilité pour les demandeurs d’asile ayant droit à l’accueil.

Près de 1.000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées mardi à Bruxelles à l’appel notamment de BelRefugees, du Samusocial, des fédérations AMA et BICO et des syndicats Synova, CNE et SETCa. Les organisateurs dénoncent la suppression d’un quart des quelque 4.000 places disponibles dans la capitale.

En juillet, le Samusocial a refusé 244 des 299 familles ayant sollicité un hébergement, dont 238 enfants. Les organisations demandent au minimum de reporter les fermetures jusqu’au 31 mars.

Belga