Stib: une opération de contrôle d’envergure ce lundi en présence de la presse

Une opération de contrôle a été menée ce lundi dans les transports en commun en collaboration avec la police en présence de la presse. Si certains voient dans ces contrôles une manière déguisée d’arrêter les personnes sans papiers, la Stib voulait justement montrer le bien-fondé de ces contrôles organisés depuis plus de 10 ans.

“C’est mieux de travailler avec la police. Les gens sont beaucoup plus calmes, plus tranquilles. Il y a moins d’agressions sur nous”, assure ce lundi Franck Wibou, contrôleur, sur le lieu de l’opération de contrôle. Une opération qui avait réuni 22 policiers dont neuf de la police fédérale et une vingtaine de contrôleurs de la Stib. “On veut que les contrôles se passent rapidement. On veut que la vitesse commerciale du tram ne soit pas pénalisée. Il faut donc qu’on puisse contrôler très rapidement un grand nombre de personnes. D’ou ce déployement important”, explique Serge De Fabribeckers, directeur du service Unit Field Support Stib.

La Stib explique avoir convié la presse pour clarifier la polémique autour de ces contrôles. “On a souvent une polémique par rapport à l’objectif de ces contrôles et certains pensent que nous ciblons les migrants et les sans-papiers en particulier. En invitant la presse, nous voulions montrer en toute transparence la façon avec laquelle s’opérait ce type de contrôles, quelle était la mission de nos agents et qu’elle était la mission de la police qui vient en support”, explique la porte-parole Françoise Ledune.

La plateforme de soutien aux réfugiés interpellera le gouvernement bruxellois

Mehdi Kassou, porte-parole de la plateforme de soutien aux réfugiés,  avait dénoncé, quant à lui, dimanche des abus par rapport à ces contrôles organisés en collaboration avec la police. Lors de ces opérations, la police contrôlerait également l’identité de personnes munies d’un titre de transport. Certaines recevraient des ordres de quitter le territoire et d’autres seraient envoyées directement en centre fermé. “On ne veut pas que le réseau Stib devienne un terrain de chasse pour l’Office des étrangers”, prévient Mehdi Kassou. La plateforme interpellera le ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort (PS), le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (Défi) et le chef de corps de la zone Bruxelles-Nord, associée à l’opération de lundi.

 

 

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19 mars 2018 - 18h55
Modifié le 19 mars 2018 - 18h59