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Saint-Gilles et Forest vont demander à la Cour constitutionnelle l’annulation de la réforme du chômage

Plusieurs communes du pays vont lancer un recours contre la réforme du chômage, mise en place depuis le 1er janvier dernier, qui limite les allocations de chômage à une période de deux ans. A Bruxelles, cela devrait être le cas pour Saint-Gilles, peut-on lire dans les colonnes du Soir, ainsi quà Forest, apprend-on par communiqué. 

Après les syndicats, c’est au tour des communes d’introduire un recours contre la réforme du chômage. En Wallonie, la commune d’Andenne avait déjà fait part de sa décision, et la commune de Mons l’a rejoint.

A Bruxelles, certaines communes devraient également suivre le mouvement. D’après le journal Le Soir, c’est notamment le cas de Saint-Gilles, qui devrait voter ce jeudi, en collège communal, le dépôt d’un recours devant la Cour constitutionnelle contre la réforme du chômage.

Dans cette communes, les effets de la première vague d’exclusions se font déjà sentir : les CPAS enregistrent un nombre important de nouvelles demandes de revenu d’intégration sociale. Une charge financière importante, dénonce le bourgmestre de Saint Gilles, Jean Spinette, que nous avons contacté. “Le recours ici vise, quelque part, un manque de loyauté fédérale, un transfert de charges qui n’a pas lieu d’être et des problèmes d’iniquité. Parce que les communes qui ont le plus de bénéficiaires ont l’assiette fiscale la plus faible. Elles ne sont pas en capacité de compenser par l’impôt l’octroi de ces aides sociales. Et donc c’est de nouveau les endroits où la pauvreté est la plus étendue, où les communes doivent donner le plus de services, qu’on va devoir augmenter la charge fiscale. C’est un peu la double peine“, déclare-t-il.

Forest rejoint le recours

D’autres communes bruxelloises ont décidé d’emboiter le pas. C’est le cas de Forest, où le bourgmestre et la présidente du CPAS de la Commune de Forest confirment qu’ils rejoindront le recours porté à la Cour Constitutionnelle contre la loi d’exclusion des chômeurs aux côtés d’autres communes et CPAS. “La commune et le CPAS de Forest alertent depuis des mois des impacts humains et financiers que cette réforme fait porter à la commune. Cette réforme appauvrit la population et fait porter un coût démesuré aux finances locales, au détriment de nos services publics et des aides sociales dont dépendent nos concitoyens” rappellent Charles Spapens, bourgmestre, et Séverine de Laveleye, présidente du CPAS.

“A Forest, c’est 2140 personnes qui seront exclues dans le courant de l’année 2026. Cette décision sera validée aux prochain Conseil communal et au Conseil de l’Action Sociale”, poursuivent-ils.

Rédaction, V.R

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